Le gouvernement nigérien a adopté, le 9 octobre 2026, un projet d’ordonnance visant à supprimer le régime de retraite des anciens députés. Cette mesure prévoit la fin des pensions parlementaires et le remboursement de certaines cotisations, dans le cadre d’une politique de rationalisation des dépenses de l’État.
Un régime de retraite parlementaire supprimé
Au Niger, le régime de retraite des anciens députés est appelé à disparaître. Réuni le vendredi 9 octobre 2026, le Conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance portant abrogation de la loi n° 2003-062 du 17 décembre 2003, qui instituait et réglementait ce dispositif.
Cette décision vise à mettre fin au régime spécifique de pension dont bénéficiaient les anciens parlementaires nigériens.
Selon le communiqué du Conseil des ministres, la mesure s’inscrit dans une volonté de rationaliser les charges de l’État.
Les pensions déjà perçues également concernées
Le projet d’ordonnance prévoit des conséquences pour les anciens députés ayant déjà bénéficié de ce régime.
« Les anciens députés ayant perçu des pensions de retraite pour avoir versé l’intégralité de la cotisation requise, perdent leur droit à ladite pension et ceux qui n’ont pas versé l’intégralité des cotisations requises et qui n’ont jamais perçu de pension seront remboursés », indique le communiqué du Conseil des ministres.
Ainsi, selon les dispositions annoncées, les anciens députés qui percevaient déjà une pension perdraient ce droit. Ceux qui n’ont jamais touché de pension et n’ont pas versé la totalité des cotisations requises seraient, quant à eux, remboursés.
Réduire les charges de l’État
Pour les autorités nigériennes, la suppression du régime de retraite parlementaire répond à un objectif de maîtrise des dépenses publiques.
L’adoption du projet d’ordonnance marque une étape dans cette démarche. Les modalités précises de mise en œuvre de la mesure ne sont toutefois pas détaillées dans les informations communiquées.


