La police sénégalaise a démantelé dimanche soir un réseau présumé de prostitution clandestine opérant dans un bar du quartier Lansar, à Grand-Yoff. Dix personnes ont été interpellées lors de l’opération, menée après plusieurs renseignements faisant état d’activités illicites et de rixes récurrentes. Sept chambres closes ont notamment été découvertes à l’étage de l’établissement.
Un bar au cœur du dispositif
L’intervention a été menée dimanche vers 21h30 par les éléments du commissariat local. D’après les informations rapportées par Libération, les policiers avaient été alertés sur une activité présumée de prostitution clandestine ainsi que sur la récurrence de rixes dans le bar « Essentiel ».
Après plusieurs recoupements effectués discrètement, les forces de l’ordre ont procédé à une intervention dans l’établissement situé à Lansar, dans le quartier de Grand-Yoff.
Sept chambres découvertes à l’étage
Le rez-de-chaussée du bar était consacré à l’activité de débit de boissons. Mais les policiers ont découvert à l’étage sept chambres closes qui auraient servi aux activités de prostitution.
Selon la même source, six ressortissantes nigérianes et une Sénégalaise ont été interpellées en situation présumée de flagrant délit de prostitution.
Une organisation avec une tarification établie
L’enquête révèle également un système de rémunération organisé autour des prestations proposées dans l’établissement. Selon les éléments rapportés par la presse sénégalaise, les gérants percevaient 5 000 FCFA par prestation, pour une durée maximale d’une heure, tandis que les femmes recevaient 3 000 FCFA selon les modalités convenues avec les clients.
Les investigations devront désormais déterminer précisément le rôle de chacune des personnes interpellées et les conditions dans lesquelles cette activité aurait été organisée.
233 000 FCFA saisis
Lors de l’opération, les policiers ont également interpellé plusieurs personnes présentées comme des responsables de l’établissement, dont deux videurs et une serveuse.
Une somme de 233 000 FCFA, présentée comme provenant des activités de la soirée, a été saisie puis placée sous scellés dans le cadre de l’enquête.
Les forces de l’ordre ont également découvert et saisi des préservatifs et mouchoirs dans les effets personnels des femmes interpellées.
Des infractions présumées examinées
Les contrôles auraient par ailleurs établi que les ressortissantes nigérianes se trouvaient en situation irrégulière sur le territoire sénégalais et n’étaient pas inscrites au fichier sanitaire et social du ministère de la Santé, selon la source.
Les personnes interpellées pourraient notamment faire l’objet de poursuites pour proxénétisme, violation des conditions d’exploitation d’un débit de boissons, défaut d’inscription au fichier sanitaire et social, séjour irrégulier et mise en danger de la vie d’autrui.
Les gérants sont également soupçonnés d’avoir détourné l’objet de leur autorisation administrative d’exercice.

