Le Togo et les Émirats arabes unis ont conclu un accord d’exemption réciproque de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques. Signé à New York en marge de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, le texte vise à faciliter les déplacements officiels et les échanges institutionnels entre les deux pays.
Le Togo et les Émirats arabes unis (EAU) renforcent leurs relations diplomatiques. Les deux pays ont signé, en marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, un accord d’exemption réciproque de visas pour les titulaires de passeports diplomatiques. Le document a été signé par le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, avec la partie émiratie.
Des déplacements officiels facilités
L’accord prévoit la suppression de l’obligation de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques des deux pays dans le cadre de leurs missions officielles. Il doit ainsi alléger les formalités de déplacement des représentants togolais et émiratis et faciliter les rencontres entre responsables.
Lors de la signature, Robert Dussey a déclaré : « Quand la diplomatie circule plus librement, les partenariats avancent ». Le nouvel instrument est également présenté comme un moyen de fluidifier les échanges institutionnels et le suivi de la coopération bilatérale.
Une coopération qui s’étend à l’économie
Cet accord s’inscrit dans une relation qui s’est progressivement élargie à plusieurs domaines, notamment les investissements, les infrastructures et l’énergie.
En mars 2019, lors d’une visite officielle à Abu Dhabi, le président du Conseil d’alors, Faure Gnassingbé, s’était rendu à la Khalifa Industrial Zone (KIZAD). Cette plateforme regroupe des activités industrielles, commerciales et logistiques, ainsi que des infrastructures portuaires. La visite avait notamment permis d’explorer l’expérience émiratie en matière de plateformes logistiques et de valorisation des infrastructures portuaires.
Des projets dans les PME et l’énergie
La coopération économique s’est aussi concrétisée à travers le Fonds Khalifa. En 2019, le Togo et cette institution émiratie ont formalisé un financement de 15 millions de dollars, principalement destiné au soutien des micro, petites et moyennes entreprises, avec un accent particulier sur le secteur agricole. Le programme devait contribuer au financement de nouveaux projets et à la création d’emplois.
L’énergie constitue un autre axe du partenariat. En mars 2019, le groupe émirati AMEA Power a signé un mémorandum d’entente pour développer une centrale solaire à Blitta, avec un financement partiel du Fonds d’Abu Dhabi pour le développement. Le projet vise à renforcer l’offre électrique nationale et à réduire la dépendance du Togo aux importations d’énergie.
Avec cet accord d’exemption de visas diplomatiques, Lomé et Abu Dhabi disposent d’un instrument supplémentaire pour faciliter les contacts officiels et le suivi de leurs projets de coopération. La mesure concerne les détenteurs de passeports diplomatiques et ne constitue pas une exemption générale de visa pour l’ensemble des voyageurs des deux pays.

