Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a démenti la présence de mercenaires russes sur le territoire national. Il s’est exprimé mercredi 23 septembre, lors d’un entretien accordé à France 24, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.
Cette déclaration intervient après des préoccupations exprimées en juillet par l’opposition togolaise au sujet d’une possible présence de « forces étrangères » dans le nord du pays. Les inquiétudes évoquaient notamment des éléments du groupe paramilitaire russe Africa Corps ainsi que des forces turques liées à la société militaire privée Sadat.
« Nous n’avons pas de mercenaires russes »
« Je vous dis que c’est faux… Nous n’avons pas de mercenaires russes », a affirmé Robert Dussey, en réponse aux interrogations sur une éventuelle présence de combattants russes au Togo.
Le chef de la diplomatie togolaise a cependant reconnu la présence de formateurs militaires étrangers. Selon lui, leur mission consiste notamment à accompagner les forces de défense et de sécurité dans la prise en main de certains équipements acquis par le pays.
Des formateurs pour entraîner les forces togolaises
« Quand vous achetez un hélicoptère français, un hélicoptère américain, un hélicoptère chinois ou un hélicoptère russe, ce sont bien sûr des formateurs qui viennent entraîner nos forces de défense et de sécurité, entraîner les pilotes », a expliqué le ministre.
Robert Dussey présente ainsi cette présence comme un appui technique lié à l’utilisation du matériel militaire, et non comme le déploiement de mercenaires. Il n’a pas précisé, dans les propos rapportés, le nombre de formateurs concernés ni les équipements auxquels ils sont affectés.
Une question liée aux enjeux sécuritaires du nord
Le débat intervient dans un contexte de menaces sécuritaires dans l’extrême-nord du Togo, où des groupes jihadistes actifs dans le Sahel voisin ont mené des incursions. Les inquiétudes exprimées par l’opposition portaient sur la présence présumée de personnels étrangers dans cette région.
À ce stade, la déclaration de Robert Dussey constitue le démenti officiel présenté lors de l’entretien. Elle distingue les formateurs militaires, dont il reconnaît la présence, des mercenaires russes dont il nie le déploiement au Togo.
L’intégralité de l’interview

