Plusieurs formations de l’opposition togolaise ont rendu public un manifeste commun présentant leur vision d’un « Nouveau Togo », fondé sur une nouvelle Constitution et sur d’importantes réformes institutionnelles, politiques et économiques.
Le document est signé par la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), le Mouvement Lumière pour un développement dans la paix (LDP) et le front « Touche Pas À Ma Constitution ».
Une transition portée par une mobilisation pacifique
Les signataires plaident pour une « pression populaire pacifique, continue et responsable », avec pour objectif d’obtenir l’ouverture d’une période de transition.
Selon le texte, cette transition devrait conduire à la tenue d’assises nationales réunissant les forces politiques, la société civile, les syndicats ainsi que la diaspora, dans le but de « rebâtir les fondations républicaines sans logique de revanche ni d’exclusion ».
Des propositions économiques et institutionnelles
Le manifeste aborde également plusieurs questions de développement. Les auteurs mettent notamment en avant une révolution agro-technologique, destinée à moderniser l’agriculture et à favoriser la création de chaînes de valeur industrielles.
Le document évoque aussi une meilleure valorisation des ressources naturelles du pays, notamment le phosphate, le cacao, le fer, l’or et le marbre, comme leviers de croissance économique.
« Le Togo que nous méritons, c’est nous qui allons le construire », affirment les signataires.
Ils précisent toutefois qu’il ne s’agit pas d’un programme politique au sens strict, mais d’une vision commune élaborée avec conviction et pragmatisme.
Cette initiative intervient dans un contexte où plusieurs acteurs politiques et de la société civile poursuivent leurs réflexions sur l’avenir institutionnel et le développement du pays.










