Une partie de l’opposition togolaise tente de se regrouper autour d’une nouvelle initiative politique.
Huit partis, trois regroupements politiques et des organisations de la société civile ont lancé mardi à Lomé un mémorandum réclamant l’instauration d’une transition politique.
Les principales formations de l’opposition ne se sont toutefois pas associées à cette démarche.
Une nouvelle coalition de l’opposition togolaise a lancé mardi à Lomé une initiative en faveur d’une transition politique. La démarche réunit huit formations politiques, trois regroupements ainsi que certaines organisations de la société civile.
Les signataires sont l’ADDI, l’ANC, la CDPA, le FDR, la DSA, Les Démocrates, le Parti des Togolais et le PSR. Ils sont rejoints par les regroupements CNCC, DMK et DMP.
Dans leur mémorandum, les organisations signataires mettent notamment en avant leurs désaccords autour de la nouvelle Constitution. Elles estiment que l’absence de consensus sur ce texte n’est pas compatible, selon elles, avec l’exercice d’un véritable ordre démocratique.
La coalition demande ainsi l’ouverture de réformes institutionnelles qu’elle présente comme « indispensables au rétablissement de l’ordre démocratique et de l’État de droit ».
Les signataires sollicitent également l’implication de plusieurs partenaires régionaux et internationaux, notamment la CEDEAO, l’Union africaine, l’Union européenne, les États-Unis et les Nations Unies, afin qu’ils accompagnent le Togo dans ce qu’ils présentent comme un retour à un « ordre constitutionnel normal ».
Cette nouvelle initiative ne rassemble toutefois pas l’ensemble de l’opposition togolaise. Les principales formations de l’opposition ne se sont pas associées à l’appel, ce qui limite pour l’heure la portée de cette nouvelle coalition.


