Arrêtés le 27 juillet dans le nord du Togo alors qu’ils réalisaient un tournage, Gaël Mocaër, Sebastian Perez Pezzani et leur collaborateur togolais Fred Vedomey restent au cœur d’une procédure judiciaire.
Inculpés pour « fausses déclarations », les trois hommes connaissent désormais des situations différentes.
Sebastian Perez Pezzani a été placé sous contrôle judiciaire, tandis que les deux autres restent en détention.
La procédure judiciaire se poursuit au Togo concernant les journalistes français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, ainsi que leur collaborateur togolais Fred Vedomey. Les trois hommes ont été arrêtés le 27 juillet dans le nord du pays alors qu’ils réalisaient un épisode de l’émission documentaire Les routes de l’impossible, diffusée sur France Télévisions.
Ils sont poursuivis pour « fausses déclarations ». Les autorités togolaises ont évoqué l’existence d’« indices graves » à leur encontre. De son côté, la société de production affirme que l’équipe était en règle, tandis que leur défense estime que les faits précisément reprochés ne leur ont pas été communiqués.
La situation de Sebastian Perez Pezzani a toutefois évolué. Selon une source proche du dossier citée par 20 Minutes, il a été placé sous contrôle judiciaire et reçoit des soins dans un hôpital. Son avocat, Martial Akakpo, a confirmé sa libération sous contrôle judiciaire, avec confiscation de son passeport.
Gaël Mocaër et Fred Vedomey restent, eux, incarcérés à Lomé après le rejet de leur demande de mise en liberté provisoire.
Cette situation avait suscité l’inquiétude de Reporters sans frontières (RSF), qui avait fait état de graves problèmes de santé concernant Sebastian Perez Pezzani et demandé son évacuation sanitaire vers la France, ainsi que la libération des deux autres personnes détenues.
Les autorités togolaises ont également évoqué des irrégularités qui auraient été relevées dans la préparation et l’exécution de la mission, notamment concernant l’utilisation d’un drone dans le nord du pays. Elles ont par ailleurs assuré que les conditions de détention des personnes concernées sont conformes aux normes et standards internationaux.
La procédure judiciaire doit désormais permettre d’établir les circonstances précises des faits reprochés aux trois hommes.
Source : 20 Minutes


