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Togo : “On veut me faire vivre l’enfer” — le cri d’un étudiant détenu à Lomé

Togo : “On veut me faire vivre l’enfer” — le cri d’un étudiant détenu à Lomé

Après Grace Koumayi, un autre détenu s’exprime depuis la prison civile de Lomé. Abel Yao Attitso, secrétaire général de la Synergie des Élèves et Étudiants du Togo (SEET), dénonce une détention qu’il qualifie d’arbitraire et injuste.

Dans un message adressé à l’opinion, il affirme être visé pour son engagement en faveur des droits des élèves et étudiants et appelle les autorités togolaises à restaurer la justice et la confiance.

Arrêté le 3 septembre 2025 sur son lieu de stage, Abel Attitso a été transféré au Service central de recherche et d’investigation criminelle (SCRIC) avant d’être conduit à la prison civile de Lomé le 8 septembre.
Selon lui, les autorités judiciaires lui reprochent son appartenance à un groupe WhatsApp dans lequel figuraient deux amis interpellés en 2022 après une soirée à Lomé — une accusation qu’il juge infondée et instrumentalisée.

« Aujourd’hui, je suis en prison simplement parce que j’ai exercé mon droit à la liberté d’expression », écrit-il.

L’étudiant évoque également des menaces anonymes reçues ces derniers mois, liées à ses activités syndicales. Il rappelle que la SEET a mené plusieurs démarches auprès des autorités universitaires et gouvernementales sur des questions concrètes : transport, restauration, cours en ligne, bourses ou encore conditions d’étude.
Beaucoup de ces interpellations seraient restées sans réponse.

Abel Yao Attitso décrit des conditions de détention difficiles, qu’il qualifie de « dramatiques », et parle d’une volonté manifeste de lui « faire vivre l’enfer ».
Il appelle à la solidarité des élèves et étudiants, estimant que « le silence face à l’injustice ne fait que l’alimenter ».

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Un espoir subsiste toutefois : dans son discours sur l’état de la Nation, prononcé mardi dernier, le président Faure Gnassingbé a annoncé une vague de grâce présidentielle à venir pour certains détenus, dans un geste présenté comme un signe d’apaisement national.

Les familles et organisations de défense des droits humains espèrent que le jeune syndicaliste pourrait figurer parmi les bénéficiaires.

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