Les États-Unis ont officialisé un programme permanent de cautionnement des visas, une mesure qui pourrait concerner les ressortissants de 50 pays, dont 30 pays africains, parmi lesquels figure le Togo.
Ce dispositif s’applique à certains demandeurs de visas de tourisme et d’affaires (B1/B2). Selon les autorités américaines, une caution pouvant atteindre 20 000 dollars pourrait être exigée avant la délivrance du visa, selon les circonstances du dossier.
Comment fonctionne cette caution ?
Le programme repose sur un dépôt de garantie destiné à encourager le respect des conditions du séjour aux États-Unis.
Deux situations sont prévues :
- Remboursement de la caution : la somme versée est restituée au voyageur s’il respecte les conditions de son visa et quitte le territoire américain avant la fin de la période de séjour autorisée.
- Confiscation de la caution : si le titulaire du visa dépasse la durée de séjour autorisée ou enfreint les conditions de son visa, le montant versé peut être conservé par les autorités américaines.
Selon Washington, cette mesure vise à réduire les dépassements de séjour et à renforcer le respect des règles d’immigration.
Le Togo parmi les pays concernés
Le Togo figure sur la liste des pays concernés par ce programme, aux côtés de plusieurs autres États africains, notamment le Nigeria, le Bénin, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, l’Algérie, la Tunisie, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe.
Toutefois, la présence d’un pays sur cette liste ne signifie pas que tous ses ressortissants devront automatiquement verser une caution. Le programme permet aux autorités consulaires américaines d’imposer cette garantie à certains demandeurs de visas B1/B2, en fonction des critères retenus par l’administration américaine.
Des interrogations sur la mobilité internationale
L’annonce suscite des interrogations dans plusieurs pays concernés, notamment sur son impact potentiel sur les voyages d’affaires, le tourisme, les échanges universitaires et les relations économiques.
Les autorités américaines présentent toutefois cette mesure comme un outil de gestion migratoire destiné à lutter contre l’immigration irrégulière, sans remettre en cause la délivrance des visas aux voyageurs remplissant les conditions requises.


