Le Togo, le Burkina Faso et le HCR ont signé un accord tripartite destiné à encadrer le retour volontaire des réfugiés burkinabè présents au Togo. Le dispositif prépare les conditions d’un éventuel rapatriement, qui reste conditionné à l’évolution de la situation sécuritaire au Burkina Faso.
Un cadre pour préparer les retours
Un accord tripartite a été signé récemment à Lomé entre le Togo, le Burkina Faso et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Il vise à organiser et encadrer le retour volontaire des réfugiés burkinabè installés sur le territoire togolais.
L’accord ne prévoit toutefois pas un retour immédiat. Les rapatriements ne pourront être envisagés que lorsque les conditions sécuritaires au Burkina Faso permettront leur réalisation dans de bonnes conditions.
Un accord issu du Dialogue de Lomé
La signature est intervenue à l’issue de la deuxième réunion ministérielle du Dialogue de Lomé sur la sécurité nationale et la protection des réfugiés.
Cette rencontre a réuni le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo, avec le Niger et le Mali comme pays observateurs.
Deux accords similaires ont également été conclus avec le Bénin et le Ghana, qui comptent parmi les principaux pays d’accueil des réfugiés burkinabè.
La Côte d’Ivoire poursuit les discussions
La Côte d’Ivoire, également membre du Dialogue de Lomé, n’a pas encore finalisé son propre accord avec le Burkina Faso et le HCR.
Les discussions doivent se poursuivre entre Abidjan et Ouagadougou afin d’aboutir à un dispositif similaire.
Plus de 170 000 réfugiés et demandeurs d’asile
Selon les données citées dans le cadre de ce processus, plus de 170 000 réfugiés et demandeurs d’asile, majoritairement originaires du Burkina Faso, étaient recensés fin 2025 au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Togo.
Le HCR prévoit d’accompagner les autorités togolaises et burkinabè dans la préparation des retours, puis dans la réintégration des personnes concernées, lorsque les conditions sécuritaires seront réunies.

