Au Zimbabwe, une décision de la Haute Cour de Bulawayo suscite de nombreuses réactions. Deux juges ont ordonné la libération immédiate d’un homme de 21 ans, précédemment condamné à 21 mois de prison pour avoir eu une relation sexuelle avec une adolescente de 14 ans, estimant que la peine prononcée en première instance était excessive.
Les magistrats Munamato Mutevedzi et Ngoni Nduna ont annulé la condamnation et renvoyé le dossier devant le tribunal d’Inyathi pour qu’une nouvelle peine soit déterminée, avec la possibilité d’envisager des sanctions alternatives comme des travaux d’intérêt général ou une amende.
Une décision fondée sur l’appréciation de la peine
Selon les éléments présentés devant la justice, la relation entre les deux jeunes se serait déroulée entre septembre 2025 et février 2026. L’affaire a été révélée lorsque le jeune homme a été découvert dans la chambre de l’adolescente.
Dans leur décision, les juges ont considéré que le tribunal de première instance avait accordé une importance excessive à l’écart d’âge et n’avait pas suffisamment pris en compte le profil du prévenu, présenté comme un jeune primo-délinquant exerçant une activité dans le secteur minier artisanal.
Ils ont également évoqué les récentes évolutions de la législation zimbabwéenne concernant les relations impliquant des personnes ayant un faible écart d’âge, tout en soulignant que le dossier devait être réexaminé pour déterminer une sanction adaptée.
Une affaire qui relance le débat
La magistrate ayant jugé l’affaire en première instance avait refusé toute peine alternative, estimant qu’une sanction non carcérale risquait d’affaiblir le caractère dissuasif de la loi.
À l’inverse, la Haute Cour a jugé que cette position était contradictoire avec la qualification retenue et a demandé qu’un nouveau jugement tienne compte du temps déjà passé en détention.
Cette décision intervient dans un contexte où plusieurs pays réévaluent leurs législations relatives à la protection des mineurs et aux dispositions concernant les écarts d’âge dans les relations entre jeunes adultes et adolescents.
L’affaire sera donc de nouveau examinée par le tribunal compétent, qui devra fixer une nouvelle sanction conformément aux orientations de la Haute Cour.










