Au Nigeria, la justice passe à l’offensive dans une affaire de tentative de coup d’État présumée. Six personnes, parmi lesquelles un général de division à la retraite, ont été inculpées le 21 avril pour leur implication supposée dans un projet de putsch remontant à octobre 2025.
Selon les autorités, le complot visait des cibles de premier plan, notamment la résidence présidentielle d’Aso Rock à Abuja. Le plan aurait consisté à s’emparer du pouvoir en neutralisant plusieurs figures clés de l’État, dont le président Bola Tinubu, son vice-président ainsi que les responsables du Parlement.
Les accusés devront comparaître devant la Haute Cour d’Abuja. Ils font face à de lourdes charges, allant de la trahison au terrorisme, en passant par le blanchiment d’argent et la dissimulation d’informations. L’enquête évoque également le rôle central d’un officier, présenté comme l’architecte du projet.
Au total, plusieurs dizaines de suspects seraient liés à cette affaire, dont des militaires en activité. Une partie d’entre eux pourrait être jugée par une cour martiale. L’affaire avait initialement été minimisée par les autorités avant de prendre une tournure plus sérieuse, conduisant à un remaniement au sommet de l’armée nigériane.
Cette procédure judiciaire marque une nouvelle étape dans un dossier sensible, révélateur des tensions internes au sein des institutions sécuritaires du pays.










