L’activiste panafricaniste Kemi Seba a été interpellé en Afrique du Sud, où il fait désormais face à une procédure d’extradition vers le Bénin. Cette arrestation intervient dans un contexte judiciaire et politique particulièrement sensible.
Selon les autorités sud-africaines, il a été arrêté en début de semaine à Pretoria, en compagnie de son fils, pour des faits liés à une entrée illégale présumée au Zimbabwe via le fleuve Limpopo. Les enquêteurs évoquent également l’implication d’un intermédiaire qui aurait facilité ce passage contre une importante somme d’argent.
Mais au-delà de ces accusations locales, Kemi Seba est surtout visé par un mandat d’arrêt émis par le Bénin. Il est poursuivi pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État » et « incitation à la rébellion », des charges lourdes qui pourraient peser dans la décision d’extradition.
Figure connue du panafricanisme et leader de l’ONG Urgences panafricanistes, il s’est imposé ces dernières années comme une voix influente, notamment à travers ses prises de position critiques envers la France et certains dirigeants africains.
Placés en détention provisoire, Kemi Seba et son fils doivent comparaître devant la justice sud-africaine le 20 avril 2026, alors que la procédure d’extradition suit son cours.
Cette affaire survient dans un climat politique particulier au Bénin, marqué par la récente élection présidentielle largement remportée par le candidat du pouvoir, Romuald Wadagni.









