Situation tendue à Bangui. Le président de la délégation spéciale de la capitale centrafricaine, Émile-Gros-Raymond Nakombo, n’a pas pu reprendre ses fonctions à la mairie, après plusieurs mois d’absence liée aux élections législatives de 2025.
À son retour le 20 avril, une partie du personnel s’est opposée à sa réintégration, bloquant son accès à l’hôtel de ville. Une situation que l’intéressé dénonce comme une manœuvre orchestrée, pointant du doigt une complicité supposée avec le ministère de l’Administration du territoire.
Face à la presse, il a défendu sa légitimité, rappelant que sa nomination relève du président de la République et qu’aucune décision ministérielle ne peut, selon lui, mettre fin à ses fonctions. Il envisage désormais de porter l’affaire devant la justice.
Sur le terrain, la contestation reste vive. Des agents municipaux expriment leur ras-le-bol, évoquant des années de gestion controversée, marquées selon eux par des difficultés internes et des accusations de mauvaise gouvernance.
De son côté, le ministère de tutelle reste silencieux pour l’instant. En coulisses, certaines sources indiquent qu’une décision pourrait intervenir après le second tour des municipales prévu le 26 avril, laissant planer l’incertitude sur l’issue de cette crise.










