C’est une réforme d’ampleur que l’Espagne vient de mettre en marche. Depuis le 16 avril, les migrants en situation irrégulière peuvent entamer les démarches pour obtenir une régularisation, dans le cadre d’un plan gouvernemental qui pourrait concerner près de 500 000 personnes.
Porté par le Premier ministre Pedro Sánchez, ce dispositif est présenté comme une réponse pragmatique à plusieurs enjeux majeurs, notamment le vieillissement démographique et les besoins économiques du pays. L’objectif affiché est aussi de reconnaître la place déjà occupée par ces migrants dans la société espagnole.
Pour accélérer le processus, l’exécutif prévoit d’adopter un décret royal, lui permettant de contourner un vote parlementaire. Les candidats devront toutefois remplir certaines conditions, notamment prouver leur présence sur le territoire avant le 1er janvier 2026 et disposer d’un casier judiciaire vierge.
Sur le terrain, la mise en œuvre du dispositif s’annonce déjà complexe. Les associations habilitées à accompagner les demandeurs font face à un afflux massif, avec des structures parfois débordées. Les délais, jugés courts, ajoutent une pression supplémentaire sur les équipes comme sur les candidats.
Dans plusieurs centres, notamment à Madrid, les demandeurs se pressent pour constituer leur dossier, souvent avec l’aide d’assistants sociaux. Pour beaucoup, cette mesure représente une véritable opportunité de sortir de la précarité et de vivre sans la peur constante d’un contrôle.
Une fois leur demande enregistrée, les bénéficiaires pourront accéder à la sécurité sociale et obtenir un titre de séjour d’un an, renouvelable. Une avancée significative pour des milliers de personnes en quête de stabilité.










