Au moins 12 personnes ont perdu la vie à la suite des pluies torrentielles qui ont provoqué d’importantes inondations au Ghana, notamment dans la capitale Accra, selon le Service national des sapeurs-pompiers (GNFS).
Les opérations de secours se poursuivent et plus de 470 personnes ont déjà été évacuées des zones sinistrées.
Des précipitations exceptionnelles
D’après des données préliminaires citées par le président John Dramani Mahama, près de 140 millimètres de pluie sont tombés sur Accra, un niveau inédit depuis plusieurs années. À titre de comparaison, le record journalier enregistré l’année précédente était de 56 millimètres.
Le chef de l’État attribue cette intensification des précipitations aux effets du changement climatique, estimant que le phénomène dépasse les capacités de contrôle du gouvernement.
Des inondations aggravées par l’urbanisation
Comme lors des précédentes saisons des pluies, les inondations ont été aggravées par un système de drainage insuffisant, des constructions érigées sur les voies d’évacuation des eaux et une urbanisation mal planifiée.
Pour faire face à la catastrophe, le gouvernement ghanéen a débloqué 300 millions de cedis (environ 27 millions de dollars) pour les opérations de secours et a déployé l’armée ainsi que la police en soutien aux équipes de gestion des catastrophes.
Un phénomène qui touche toute la région
Les fortes pluies affectent également plusieurs pays du golfe de Guinée.
En Côte d’Ivoire, les intempéries ont fait une vingtaine de morts, selon une source proche des services de secours et du ministère de l’Intérieur.
Au Togo, d’importantes inondations ont été enregistrées ce s derniers jours dans le Grand Lomé, conduisant les autorités à déclencher le plan ORSEC afin de coordonner les opérations de secours et de protection des populations.









