Un Canadien accusé d’avoir fourni des substances mortelles à des personnes souhaitant mettre fin à leurs jours a plaidé coupable à 14 chefs d’accusation d’aide au suicide, marquant un tournant majeur dans une affaire qui a suscité une vive émotion à l’échelle internationale.
Kenneth Law, âgé de 60 ans et ancien chef cuisinier, a reconnu les faits vendredi 29 mai devant un tribunal de Newmarket, au nord de Toronto. En contrepartie, les procureurs ont abandonné les 14 accusations de meurtre initialement retenues contre lui.
Des substances expédiées dans plusieurs pays
Selon les enquêteurs, Kenneth Law aurait expédié des substances toxiques à des centaines de personnes dans plusieurs pays, notamment au Royaume-Uni, en Australie, en Belgique et en France.
Présent au tribunal aux côtés de ses avocats, l’accusé a simplement déclaré : « Je plaide coupable », mettant fin à plusieurs mois de procédures judiciaires.
Les autorités canadiennes ont expliqué qu’elles ne disposaient plus d’éléments suffisants pour obtenir une condamnation pour meurtre et ont choisi de poursuivre l’affaire sous l’angle de l’aide au suicide.
Une affaire qui a choqué plusieurs pays
L’enquête a révélé l’existence de forums en ligne où Kenneth Law aurait partagé des informations détaillées sur les moyens de mettre fin à ses jours, suscitant l’inquiétude des autorités et des associations de prévention du suicide.
Parmi les familles touchées figure celle de Thomas Parfett, un Britannique de 22 ans décédé en 2021. Son père, David Parfett, a vivement critiqué l’abandon des accusations de meurtre.
Selon lui, les conseils et produits fournis par Kenneth Law ont directement contribué au décès de son fils.
Des enquêtes toujours en cours
Au Royaume-Uni, la National Crime Agency (NCA) a indiqué enquêter sur 112 décès potentiellement liés aux activités du réseau en ligne associé à Kenneth Law.
Les autorités britanniques ont toutefois annoncé qu’aucune poursuite pénale ne serait engagée à ce stade contre d’autres personnes dans le pays en lien avec cette affaire.
Une peine attendue en septembre
La phase de détermination de la peine devrait se tenir en septembre prochain. À cette occasion, plusieurs familles de victimes pourront présenter des déclarations d’impact devant le tribunal.
Selon des experts juridiques cités par les médias canadiens, Kenneth Law pourrait être condamné à une peine comprise entre 10 et 20 ans de prison.
Cette affaire relance le débat sur les dangers des communautés en ligne ciblant des personnes vulnérables et sur la nécessité de renforcer la surveillance des plateformes numériques où










