Le président béninois Romuald Wadagni a nommé la capitaine Elvire Toupé au poste d’aide de camp présidentielle, une décision qui marque une première dans l’histoire politique et militaire du Bénin.
Aucune femme n’avait jusque-là occupé cette fonction stratégique auprès du chef de l’État.
Une fonction hautement sensible
Membre de la Garde républicaine, unité d’élite chargée notamment de la protection du président de la République et des institutions nationales, la capitaine Elvire Toupé devient désormais l’une des collaboratrices les plus proches du chef de l’État béninois.
L’aide de camp joue un rôle clé dans :
- l’organisation des déplacements présidentiels,
- la coordination des dispositifs de sécurité,
- et la gestion opérationnelle des activités officielles du président.
Dans un entretien accordé au média digital Bénin Bouge, l’officier a expliqué que sa mission consiste avant tout à « assister le chef de l’État » et à coordonner l’ensemble des aspects sécuritaires liés à ses déplacements et engagements publics.
Un symbole fort
Cette nomination est perçue comme un signal fort en faveur de la présence des femmes dans les fonctions stratégiques de défense et de sécurité.
Depuis plusieurs années, plusieurs pays africains renforcent progressivement l’intégration des femmes dans les corps militaires, les unités spécialisées et les postes de commandement.
Au Bénin, cette décision intervient dans un contexte où les questions de représentativité et de promotion des compétences féminines occupent une place croissante dans les institutions publiques.
Une figure désormais très exposée
En devenant l’aide de camp du président Wadagni, la capitaine Elvire Toupé accède à une fonction particulièrement visible et sensible, au cœur du dispositif présidentiel.
Sa nomination suscite déjà de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et dans les milieux institutionnels béninois, où beaucoup saluent une avancée symbolique importante.










