Depuis le 2 septembre 2026, Facebook et TikTok sont inaccessibles en Guinée équatoriale, tandis que le débit Internet est également limité. Cette restriction intervient après la diffusion d’une vidéo devenue virale, dans laquelle une jeune femme formulait des accusations de corruption visant le vice-président Teodoro Nguema Obiang, dit Teodorin.
Facebook et TikTok deviennent inaccessibles
Les utilisateurs équatoguinéens ne peuvent plus accéder normalement à Facebook et TikTok, les deux plateformes présentées comme les plus populaires dans le pays. Selon un constat effectué par un journaliste de l’AFP, le blocage dure depuis près de deux semaines.
L’accès reste possible pour les utilisateurs disposant d’un VPN, tandis que d’autres plateformes du groupe Meta, notamment WhatsApp et Instagram, continuent de fonctionner, mais avec des limitations.
Une vidéo virale au cœur du contexte
Cette restriction intervient après la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Une jeune femme y accusait de corruption le vice-président Teodoro Nguema Obiang, fils aîné du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 1979.
L’auteure de la vidéo a ensuite été arrêtée par les autorités, selon l’AFP.
Contacté par l’agence, le ministre équatoguinéen de l’Information n’a pas répondu aux sollicitations concernant ces restrictions d’accès.
Un contexte déjà marqué par les restrictions
La Guinée équatoriale est régulièrement critiquée par des organisations et observateurs pour les restrictions imposées aux libertés publiques. Le pays est dirigé depuis 1979 par Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.
Le vice-président Teodorin est par ailleurs connu pour le train de vie luxueux qu’il expose sur les réseaux sociaux. Il a notamment été condamné en France en 2021 dans une affaire portant sur des biens mal acquis et ses actifs ont été gelés au Royaume-Uni dans le cadre d’enquêtes pour des faits de corruption.
Le Gabon également concerné
La situation intervient alors que le Gabon, pays voisin, connaît lui aussi des restrictions sur les réseaux sociaux. Selon l’AFP, ces plateformes y sont suspendues depuis février 2026, dans un contexte présenté comme lié à la lutte contre la diffusion de contenus susceptibles de porter atteinte à la stabilité des institutions et à la sécurité nationale.

