Mieux documenter les questions liées à la santé visuelle dans les médias. C’est l’objectif de la rencontre organisée le 31 août 2026 par Lapaire avec la presse à son siège de Noukafou, à Lomé. L’entreprise y a partagé des données issues de son expérience dans plusieurs pays africains, ainsi que des informations sur les troubles visuels, leurs conséquences et les moyens de prévention.
Lapaire veut rapprocher la donnée des médias
La santé visuelle est souvent abordée à travers le port de lunettes ou la correction des troubles de la vue. Pourtant, ses enjeux dépassent largement cette seule dimension. Sécurité routière, conditions de travail, exposition aux écrans, vieillissement de la population ou encore exposition aux rayons ultraviolets : la qualité de la vision intervient dans de nombreux aspects de la vie quotidienne.

C’est dans cette perspective que Lapaire a réuni les professionnels des médias le 31 août à son siège de Noukafou. La rencontre visait à leur fournir des données, chiffres et informations documentées susceptibles d’être exploités dans leurs productions journalistiques.
À travers cette démarche, l’entreprise entend contribuer à une meilleure compréhension des problématiques liées à la santé visuelle et encourager une information plus régulière du public sur les questions de prévention, de dépistage et de correction.
Plus d’un million de tests de vue analysés en Afrique

Parmi les principales données présentées figure le Vision Health Index, qui rassemble les résultats issus des activités de dépistage visuel de Lapaire dans plusieurs pays africains.
Entre 2019 et 2026, 1 149 296 tests de vue ont ainsi été réalisés dans plus de 120 centres optiques répartis dans huit pays africains.
L’analyse de ces données fait ressortir un besoin important en matière de correction visuelle. Selon les chiffres présentés par Lapaire, 76,8 % des personnes testées avaient un besoin visuel non corrigé.
Les jeunes représentent par ailleurs une part importante des personnes dépistées. 40,1 % des personnes testées étaient âgées de 18 à 29 ans, illustrant l’importance des questions de santé visuelle également chez les populations jeunes.
Pour Lapaire, ces données constituent un outil permettant de mieux comprendre les besoins en matière de vision et d’alimenter les actions d’information et de sensibilisation.
Des chiffres pour mesurer l’ampleur des troubles visuels

Au-delà de ses propres données, Lapaire a également partagé plusieurs statistiques destinées à donner aux médias des repères pour traiter les questions de santé visuelle.
Selon les données présentées lors de la rencontre, environ 90 % des informations nécessaires aux activités quotidiennes passent par les yeux. Pourtant, une part importante de la population mondiale vit encore avec des problèmes de vision non corrigés.
Les chiffres communiqués indiquent notamment que 33 % des travailleurs dans le monde auraient une vision non corrigée susceptible d’être améliorée. Les déficiences visuelles représenteraient également une perte de productivité estimée à 411 milliards de dollars par an.
La question du vieillissement est également mise en avant. Près de 85 % des adultes âgés de 40 ans et plus seraient concernés par la presbytie. À plus long terme, les projections présentées lors de la rencontre indiquent qu’une personne sur deux pourrait être myope à l’horizon 2050.
Ces données offrent ainsi aux médias des éléments de contexte pour expliquer les différentes dimensions de la santé visuelle et leurs conséquences sociales et économiques.
Les écrans, un enjeu de plus en plus présent
L’utilisation quotidienne des smartphones, ordinateurs, tablettes et télévisions constitue également un sujet important de prévention.
Une exposition prolongée aux écrans peut favoriser l’apparition d’une fatigue visuelle, particulièrement lorsque les conditions de travail sont inadaptées. Un éclairage insuffisant, les reflets, une mauvaise distance de vision ou une correction inappropriée peuvent notamment accentuer l’inconfort.
Les symptômes les plus fréquemment observés comprennent les maux de tête, les picotements, la sécheresse ou l’irritation des yeux, la fatigue oculaire et une vision momentanément floue.
Parmi les mesures préventives présentées figure la règle du 20-20-20, qui consiste à détourner régulièrement le regard de l’écran pour regarder au loin pendant quelques instants. L’adaptation de la luminosité, la réduction des reflets et l’adoption d’une bonne posture de travail sont également recommandées.
Pour Lapaire, ces informations peuvent constituer des ressources utiles pour les médias dans un contexte marqué par la progression des usages numériques.
Au volant et au travail, une bonne vision reste essentielle
La vision joue également un rôle déterminant dans les situations où la sécurité est directement engagée.
Sur la route, une vision insuffisamment corrigée peut compliquer la lecture des panneaux, l’identification des piétons ou l’évaluation des distances. Ces difficultés peuvent être davantage perceptibles la nuit ou lors de variations importantes de luminosité.
Le milieu professionnel constitue un autre espace de prévention. Dans les usines, les ateliers ou certains métiers de précision, les yeux peuvent être exposés aux poussières, projections, produits chimiques ou rayonnements.
L’utilisation d’équipements de protection adaptés, notamment des lunettes ou écrans de protection, constitue dès lors une mesure essentielle pour réduire les risques professionnels liés aux yeux.
Les rayons UV, un risque souvent sous-estimé
L’exposition au soleil a également été abordée lors de la rencontre avec les médias.
Une exposition importante et répétée aux rayons ultraviolets (UV) peut favoriser certaines affections oculaires, notamment la photokératite, la cataracte ou le ptérygion.
La protection des yeux apparaît donc particulièrement importante pour les personnes régulièrement exposées au soleil dans le cadre de leur activité professionnelle ou de leurs déplacements. Le port de lunettes offrant 99 à 100 % de protection contre les UVA et UVB, associé au port d’un chapeau ou d’une casquette, fait partie des mesures recommandées.
Ces informations peuvent notamment servir de base à des contenus de prévention à destination du grand public.
Des données comme ressources pour les journalistes

En mettant ces informations à la disposition des médias, Lapaire souhaite également encourager un traitement plus documenté des questions liées à la santé visuelle.
Pour les responsables de l’entreprise, la mise à disposition de données constitue un moyen de permettre aux journalistes de mieux contextualiser leurs sujets, d’illustrer leurs contenus avec des chiffres et de rendre les problématiques liées à la vision plus accessibles au public.
La démarche ne se limite donc pas à la promotion du dépistage. Elle place également la donnée au cœur de l’information et de la sensibilisation, en donnant aux médias des ressources susceptibles d’alimenter des articles, reportages, émissions et contenus numériques.
Dans un contexte où les troubles visuels concernent une part importante de la population et où les usages numériques ne cessent de progresser, mieux informer sur la santé des yeux apparaît ainsi comme un enjeu de prévention à part entière.


