Réduire les pertes d’électricité pour mieux alimenter le pays : le Togo s’attaque à un défi majeur de son réseau énergétique. Chaque unité d’énergie qui se dissipe avant d’atteindre les ménages représente un manque à gagner pour le développement et la qualité du service.
Bien que le taux de pertes enregistré par la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) — estimé à 16,1 % en 2022 — reste inférieur à la moyenne régionale de la CEDEAO, les autorités jugent ce niveau encore trop élevé. En cause notamment, des infrastructures vieillissantes et insuffisamment modernisées.
Pour corriger ces failles, un vaste programme a été mis en place autour de trois priorités. D’abord, le renforcement du réseau avec la construction de 1 300 kilomètres de lignes moyenne tension plus performantes, soutenue par un financement de 62 millions d’euros. Cette modernisation vise à limiter les pertes techniques liées au transport de l’électricité.
Ensuite, le gouvernement entend lutter contre les pertes dites non techniques, notamment les branchements frauduleux, les vols d’électricité et les factures impayées, qui fragilisent l’équilibre du système.
Enfin, la digitalisation du réseau constitue un levier clé. Elle permettra une meilleure surveillance des installations, une détection rapide des pannes et une gestion plus efficace de la distribution.
À terme, ces réformes devraient améliorer la stabilité de l’approvisionnement, réduire les coupures imprévues et faciliter l’accès à l’électricité pour un plus grand nombre de foyers. Un enjeu central pour accompagner la croissance et améliorer le quotidien des populations.











