Le Togo a annoncé mardi son intention de lancer une initiative continentale visant à définir et célébrer un « Nouvel An africain ». L’annonce a été faite par le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, dans un communiqué officiel.
Cette démarche s’inscrit dans une volonté de réhabiliter les repères culturels et historiques africains.
Réhabiliter les systèmes calendaires africains
Selon Lomé, l’objectif est de « réhabiliter le système historique africain de découpage du temps », mis à mal par la colonisation et l’imposition du calendrier grégorien.
Le gouvernement rappelle que l’Afrique disposait historiquement de systèmes calendaires endogènes structurés autour de repères cosmogoniques, agricoles et spirituels.
Parmi les exemples cités :
- La prise de la pierre sacrée en pays Guin au Togo
- Yennayer en Afrique du Nord
- Certaines célébrations saisonnières en Afrique australe et orientale
Une initiative portée au niveau continental
Le Togo, qui assure actuellement la présidence du Haut comité sur la Décennie des racines africaines et de la diaspora africaine, entend engager des consultations avec la Commission de l’Union africaine, ainsi qu’avec des experts du continent et de la diaspora.
L’objectif : proposer une date officielle pour la célébration d’un Nouvel An africain à l’échelle continentale.
Un colloque international sera prochainement organisé à Lomé. Ses conclusions devraient être transmises à la Commission de l’Union africaine en vue d’une éventuelle adoption officielle.
Dans le sillage du 9ᵉ Congrès panafricain
Cette initiative s’inscrit dans le prolongement des recommandations du 9ᵉ Congrès panafricain, tenu à Lomé en décembre 2025, qui avait appelé à une « décolonisation des esprits » et à une réaffirmation des références culturelles africaines.











