Les États-Unis poursuivent leur coopération sécuritaire avec le Togo dans le domaine numérique. L’ambassade américaine à Lomé a annoncé vendredi la mise à disposition de 38 experts togolais récemment formés en criminalistique numérique par le Federal Bureau of Investigation (FBI).
Ces spécialistes auront pour mission de renforcer les capacités nationales de lutte contre la cybercriminalité, notamment à travers des enquêtes liées au dark web, aux cryptomonnaies et aux réseaux criminels numériques transfrontaliers.
Des compétences stratégiques face aux nouvelles menaces
Selon les autorités américaines, les experts formés maîtrisent désormais des techniques avancées d’investigation numérique permettant de :
- tracer des transactions en cryptomonnaies,
- analyser des preuves électroniques,
- infiltrer des réseaux criminels en ligne,
- et identifier des activités illicites opérant sur le dark web.
Ces outils deviennent essentiels face à l’évolution rapide des cybermenaces en Afrique de l’Ouest, où les arnaques en ligne, les fraudes financières et les attaques informatiques gagnent du terrain.
Une coopération sécuritaire déjà active
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une coopération plus large entre Lomé et Washington dans les domaines de la sécurité et du renseignement numérique.
Depuis plusieurs années, les forces togolaises bénéficient de programmes de formation spécialisés dispensés par les services américains, notamment le United States Secret Service (USSS), autour de la cybersécurité et des enquêtes technologiques.
Le renforcement de ces compétences intervient également dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à moderniser leurs dispositifs de lutte contre les crimes financiers et les réseaux criminels opérant via internet.
Le numérique, nouveau front sécuritaire
Avec la montée des paiements numériques et l’utilisation croissante des cryptomonnaies, les autorités multiplient les efforts pour adapter les systèmes judiciaires et sécuritaires aux nouvelles formes de criminalité.
La formation de ces 38 experts marque ainsi une nouvelle étape dans la stratégie togolaise de sécurisation de l’espace numérique et de protection des infrastructures digitales.











