Le Togo affiche des résultats jugés encourageants en matière de nutrition infantile, avec un taux d’allaitement maternel exclusif de 64,3 %, l’un des plus élevés d’Afrique de l’Ouest, selon des données présentées lundi 11 mai à Lomé.
Ces chiffres ont été dévoilés lors de la conférence régionale sur la nutrition et le développement de la petite enfance en Afrique de l’Ouest et du Centre, réunissant plusieurs délégations internationales.
D’après le directeur régional adjoint de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, le Togo se distingue par des progrès constants dans la prise en charge de la petite enfance. L’agence onusienne souligne également une baisse du retard de croissance infantile, passé de 27,5 % à 23,8 % entre 2014 et 2017.
Des progrès attribués à des réformes structurelles
Selon l’UNICEF, ces résultats sont liés à plusieurs réformes engagées ces dernières années par les autorités togolaises. Parmi elles figurent la validation en 2024 d’une stratégie nationale d’éducation préscolaire ainsi que l’adoption d’un arrêté interministériel encadrant les crèches et garderies.
Ces mesures s’inscrivent dans une approche dite multisectorielle, combinant santé, nutrition et éducation dès les premières années de vie de l’enfant.
Pour l’agence onusienne, cette stratégie permet au Togo de se positionner comme un exemple régional en matière de développement de la petite enfance.
Un enjeu régional majeur de santé publique
Lors de la conférence, les performances togolaises ont été présentées devant des représentants de plus de vingt pays. Le contexte régional reste toutefois marqué par des défis importants.
En Afrique de l’Ouest et du Centre, près d’un enfant sur trois souffre encore de retard de croissance, un indicateur préoccupant de malnutrition chronique.
Dans ce cadre, l’UNICEF rappelle que l’allaitement maternel exclusif constitue un levier essentiel pour améliorer la santé infantile et réduire les risques de malnutrition.
L’organisation insiste également sur l’importance des investissements dans la petite enfance, qu’elle considère comme un facteur déterminant du capital humain, de la croissance économique et de la stabilité à long terme.











