Le dialogue se poursuit au Port autonome de Lomé (PAL) alors que le mouvement de grève des dockers suscite des tensions autour de la continuité des activités portuaires.
L’administration du PAL a rejeté les accusations selon lesquelles les dockers grévistes auraient été remplacés par de nouveaux travailleurs. Elle affirme qu’il s’agit plutôt d’un redéploiement de personnel, mis en place afin de maintenir les opérations sur cette plateforme stratégique.
Le droit de grève reconnu
La direction du PAL rappelle que la liberté syndicale et le droit de grève sont garantis par la Constitution et la législation togolaises.
Elle souligne toutefois la nécessité de préserver la continuité des activités du port, compte tenu de son importance pour l’économie nationale et pour les pays de l’hinterland, notamment ceux du Sahel qui utilisent le corridor togolais pour leurs échanges commerciaux.
« Nous restons déterminés sur les intérêts supérieurs du Port et, dans le strict respect des règles, des procédures et des droits de chacun, nous ne tolérerons aucune indiscipline », indique l’administration portuaire.
Le PAL affirme ainsi vouloir concilier le respect des droits des travailleurs avec la protection de l’activité économique et de la réputation de Lomé comme plateforme logistique régionale.
Des revendications toujours examinées
Au total, les dockers ont formulé 12 revendications. Selon la direction générale du PAL, plusieurs d’entre elles sont déjà satisfaites ou en cours de traitement.
Les autres points restent examinés dans le cadre du dialogue social engagé entre les différentes parties.
À ce stade, l’administration portuaire met donc en avant la poursuite des discussions et la recherche de solutions, tout en veillant au maintien des opérations du port.



