Les étudiants étrangers souhaitant poursuivre leurs études en France devront désormais disposer de ressources financières plus importantes. Le gouvernement français a revu à la hausse le montant minimum exigé pour l’obtention ou le renouvellement d’un titre de séjour étudiant.
Cette mesure est prévue par le décret n° 2026-526 du 22 juin 2026 et entrera en vigueur à compter du 1er août 2026.
Un seuil relevé à 877,50 euros par mois
À partir de cette date, les candidats devront justifier de 877,50 euros de ressources mensuelles, contre 615 euros auparavant.
En monnaie locale, cela représente environ 575 600 FCFA par mois, soit une augmentation d’environ 172 200 FCFA par rapport à l’ancien seuil.
Sur une année universitaire, les étudiants devront ainsi être en mesure de prouver des ressources d’environ 6,9 millions de FCFA, contre près de 4,8 millions de FCFA auparavant.
Un impact direct pour les candidats de Campus France
Cette évolution concerne également les étudiants qui effectuent leurs démarches via Campus France. L’Attestation de Virement Irrévocable (AVI), fréquemment utilisée pour démontrer les moyens financiers exigés, devra désormais être établie sur la base du nouveau montant réglementaire.
Pour de nombreux candidats, notamment en Afrique, cette exigence pourrait rendre la préparation du dossier financier plus complexe, alors que la preuve de ressources constitue déjà une étape essentielle de la procédure.
Des coûts d’études susceptibles d’augmenter
À cette hausse des ressources s’ajoutent d’autres évolutions concernant les frais d’inscription dans certains établissements d’enseignement supérieur.
Selon les situations et les universités concernées, la réduction de certaines exonérations pourrait entraîner une augmentation du coût total des études pour les étudiants internationaux.
Mieux préparer son projet d’études
Avec l’entrée en vigueur de ces nouvelles dispositions, les futurs candidats sont invités à anticiper davantage leur budget avant d’entamer les démarches de candidature et de demande de visa.
La France demeure l’une des principales destinations d’études pour les étudiants africains, notamment grâce à la qualité de son enseignement supérieur et à la diversité de ses formations. Toutefois, ces nouvelles exigences financières imposent une préparation plus rigoureuse des projets de mobilité.







