Le Port de Lomé occupe désormais la 91ᵉ place mondiale, contre la 92ᵉ dans le précédent classement. Il figure ainsi pour la sixième année consécutive dans le Top 100 mondial, après avoir intégré ce classement en 2021.
Avec 2,4 millions d’EVP traités en 2025, contre 2,06 millions en 2024, le port togolais a enregistré une hausse de 16 % de son trafic conteneurisé.
Premier port d’Afrique subsaharienne
Cette performance permet à Lomé de conserver son statut de premier port d’Afrique subsaharienne. À l’échelle du continent, il se classe au 5ᵉ rang, derrière Tanger Med (16ᵉ), Port-Saïd (43ᵉ), Durban (80ᵉ) et Alexandrie (87ᵉ).
Le développement de l’activité de transbordement constitue notamment un élément important du positionnement régional du port. Selon l’analyse associée au classement de Lloyd’s List, les grandes plateformes portuaires africaines profitent plus largement de la reconfiguration des flux maritimes et des chaînes d’approvisionnement.
Des infrastructures adaptées aux grands navires
Le Port de Lomé dispose également d’un tirant d’eau important, qui lui permet d’accueillir des navires de grande capacité. En septembre 2025, les travaux de dragage ont porté la profondeur du chenal à 18,60 mètres et celle du bassin terminal à 17,60 mètres.
La capacité d’accueil annoncée concerne des porte-conteneurs pouvant atteindre 19 000 à 24 000 EVP.
Une concurrence régionale plus rapprochée

La progression de Lomé intervient dans un environnement portuaire africain de plus en plus concurrentiel. Le port de Tema, au Ghana, occupe la 94ᵉ place mondiale, tandis que Mombasa, au Kenya, fait son entrée dans le Top 100 à la 99ᵉ place.
L’écart entre Lomé et Tema est donc désormais de seulement trois places, alors que les deux plateformes développent leurs activités de transbordement et de desserte régionale.
Digitalisation et extension des capacités
Pour consolider sa position, le Port de Lomé mise notamment sur la digitalisation des procédures. En 2024, il avait notamment achevé la dématérialisation des processus d’enlèvement des marchandises et de paiement des factures, tout en déployant la plateforme GUFORD pour centraliser les formalités liées au commerce maritime.
Les travaux de curage du bassin et des accès nautiques doivent également contribuer au maintien des conditions d’accueil des navires de grande capacité. L’extension du quai doit, de son côté, renforcer les capacités de manutention.
« L’objectif est désormais de consolider les acquis et d’améliorer la qualité des services proposés aux opérateurs et aux compagnies maritimes », a déclaré le Directeur général du PAL, Edem Tengué.
Shanghai conserve la première place
À l’échelle mondiale, Shanghai conserve la première place du classement, devant Singapour et Ningbo-Zhoushan.

