Les conditions météorologiques du mois d’avril pourraient entraîner une hausse des maladies au Togo. C’est l’alerte lancée par les spécialistes santé-climat de l’Agence nationale de la météorologie (ANAMET), qui pointent un lien direct entre les phénomènes climatiques et la pression sur les structures de santé.
Entre fortes pluies orageuses sur l’ensemble du territoire et températures élevées dans le nord, l’environnement devient propice à la propagation de plusieurs pathologies. Parmi les plus surveillées figurent le paludisme, les infections respiratoires aiguës, les syndromes grippaux et les maladies diarrhéiques.
Les données relevées en mars confirment déjà cette tendance. Des précipitations importantes, une humidité élevée et des pics de chaleur ont créé des conditions favorables à la prolifération des agents infectieux. Certaines zones comme Agou, Kpélé ou Akébou ont enregistré des taux élevés de paludisme, tandis que les maladies diarrhéiques ont particulièrement touché les districts de Binah et d’Assoli.
Par ailleurs, des cas de méningite ont été signalés dans la région de la Kara, et les infections respiratoires ont fortement affecté des zones comme le Bas-Mono et le Tandjoaré. Une situation qui reflète un schéma saisonnier bien connu, alternant entre maladies liées à l’humidité et celles favorisées par la chaleur.
Face à ces risques, les experts insistent sur la nécessité d’anticiper. Une meilleure préparation des services de santé et une vigilance accrue des populations pourraient limiter l’impact de cette recrudescence attendue.











