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Présence de forces étrangères au Togo : l’opposition demande des explications au gouvernement

Plusieurs formations de l’opposition togolaise, notamment la DMK Originale, la DMP, la LDP et le front « Touche Pas À Ma Constitution », demandent au gouvernement de faire preuve de davantage de transparence concernant la présence présumée de forces militaires étrangères sur le territoire national.

Dans un communiqué commun publié le 20 juillet 2026, ces organisations affirment que des informations relayées par la presse internationale évoquent notamment la présence de drones turcs, d’éléments de la société militaire privée SADAT ainsi que de personnels de l’Africa Corps russe dans la région des Savanes. Elles estiment que ces informations soulèvent de nombreuses interrogations et appellent à un débat public sur le sujet.

Un contexte marqué par la menace sécuritaire

Les signataires rappellent que le Togo est confronté à la menace de l’extrémisme violent dans la région des Savanes depuis 2021.

Pour y faire face, les autorités ont notamment mis en place le Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS), instauré un état d’urgence sécuritaire et renforcé les opérations militaires, dont l’Opération Koundjoaré, tout en développant des partenariats avec plusieurs pays en matière de défense.

Des interrogations sur les coopérations militaires

Le communiqué revient sur les accords de coopération conclus avec la Turquie et la Russie ces dernières années.

Les organisations de l’opposition évoquent notamment l’acquisition de drones Bayraktar TB2, les visites officielles entre Lomé, Ankara et Moscou ainsi que les accords de coopération militaire annoncés avec la Russie.

Selon elles, les informations publiées par certains médias internationaux concernant la présence de personnels militaires étrangers n’ont, à ce jour, fait l’objet d’aucune communication officielle détaillée sur leurs effectifs, leurs missions ou leur statut.

Des demandes adressées aux autorités

Les partis signataires souhaitent notamment obtenir des précisions sur plusieurs points :

  • le rôle exact des forces étrangères présentes sur le territoire ;
  • leur éventuelle intégration dans la chaîne de commandement des Forces armées togolaises (FAT) ;
  • leur participation ou non aux opérations de combat ;
  • les mesures prévues pour prévenir d’éventuelles violations des droits humains ;
  • ainsi que le coût financier de ces coopérations pour l’État.

Ils regrettent également qu’aucun débat parlementaire n’ait été organisé sur cette question, en dehors des renouvellements de l’état d’urgence sécuritaire.

Un appel à plus de transparence

À travers leur déclaration, la DMK Originale, la DMP, la LDP et le front « Touche Pas À Ma Constitution » demandent l’ouverture d’un débat public sur la présence de toute force militaire ou paramilitaire étrangère au Togo.

Les organisations appellent également à ce qu’aucune force étrangère ne soit engagée dans des missions de surveillance, d’arrestation, d’intimidation ou de répression de la population.

Enfin, elles invitent les citoyens à demeurer vigilants et à poursuivre leur collaboration avec les forces de défense et de sécurité dans le cadre de la lutte contre l’extrémisme violent.

À ce stade, les autorités togolaises n’ont pas officiellement réagi au contenu de ce communiqué.

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Houlda Sekpete
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