Le gouvernement zimbabwéen a approuvé mardi un projet de réforme constitutionnelle prévoyant d’importants amendements, dont un allongement du mandat présidentiel et une modification du mode de scrutin.
Porté par le ministre de la Justice, Ziyambi Ziyambi, le texte vise, selon l’exécutif, à « améliorer la stabilité politique » et à « renforcer les structures démocratiques ». Parmi les mesures phares figure le passage du mandat présidentiel de cinq à sept ans, ce qui permettrait à l’actuel chef de l’État, Emmerson Mnangagwa, réélu en 2023, de rester au pouvoir jusqu’en 2030.
Autre changement majeur : l’élection présidentielle ne se ferait plus au suffrage universel direct, mais par un vote parlementaire. Le projet prévoit également d’accorder au président la possibilité de nommer dix sénateurs supplémentaires, portant leur nombre total à 90.
Le parti au pouvoir, la ZANU-PF, qui dispose de la majorité au Parlement, entend ainsi procéder à la plus vaste révision de la Constitution depuis son adoption en 2013. Le texte doit désormais être examiné par les députés.
L’opposition a vivement réagi. Jacob Ngarivhume, leader du parti Transform Zimbabwe, a dénoncé une réforme qui, selon lui, « tuerait la démocratie et enracinerait la dictature ».










