Le ton se durcit contre les lieux de culte jugés trop bruyants dans le Grand Lomé. Le ministère de l’Administration territoriale a annoncé la suspension de quatre églises, pour non-respect répété des normes de sonorisation, après plusieurs mois de sensibilisation et de médiation.
Les fermetures concernent des établissements situés à Tokoin et Agoè, dans la périphérie de Lomé.
Les églises concernées
Les lieux de culte suspendus sont :
- Ministère Jésus le Bon Berger (Tokoin-Habitat)
- Église Mont Israël (Agoè-Vakpossito)
- Église internationale de l’Action du Saint-Esprit (Davié Assomé)
- Olders International Ministry (Agoè-Sorad)
Selon les autorités, des constats formels ont établi des manquements répétés malgré les rappels et les tentatives de conciliation.
De la sensibilisation à la sanction
Depuis plusieurs mois, l’État privilégiait une approche pédagogique :
- Séances d’information sur les normes de sonorisation
- Missions régulières de contrôle
- Médiations entre riverains et responsables religieux
Dans plusieurs cas, ces démarches ont permis d’éviter des sanctions. Mais pour ces quatre églises, les infractions auraient persisté, conduisant à la suspension.
Le droit au repos des riverains
Au cœur du dossier, la question du vivre-ensemble.
Chaque week-end, les rassemblements religieux attirent des milliers de fidèles. Mais pour certains habitants, les nuisances sonores rendent difficile le repos, le travail à domicile ou la simple tranquillité.
Face à la multiplication des plaintes, les autorités affirment vouloir faire respecter le droit à la quiétude des populations.
Quelles conditions pour une réouverture ?
La suspension interdit toute activité avec sonorisation tant que les églises concernées ne se seront pas mises en conformité.
Avant toute reprise, les autorités devront constater :
- L’installation d’équipements adaptés (insonorisation, limiteurs de son)
- Le respect des seuils réglementaires
- Une meilleure organisation technique des cultes
Le ministère prévient que d’autres contrôles sont en cours dans le Grand Lomé et que des sanctions supplémentaires pourraient intervenir en cas de récidive.











