Les tensions entre l’Iran et les États-Unis connaissent une nouvelle montée en puissance, quelques semaines seulement après la signature d’un protocole d’accord destiné à réduire les risques d’affrontement entre les deux pays.
Dans un message diffusé samedi, le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a promis de venger la mort de son père, Ali Khamenei, tué lors des bombardements israélo-américains qui ont marqué le début du récent conflit.
Une promesse de représailles
Dans son communiqué, Mojtaba Khamenei affirme que la vengeance est désormais « inévitable », assurant qu’elle répond à la volonté du peuple iranien.
« Nous jurons de venger son sang pur et celui de tous les martyrs de ces deux guerres », a-t-il déclaré.
Il s’agit de sa première prise de parole publique depuis les funérailles de son père et depuis son accession à la tête de la République islamique.
Les tensions militaires repartent à la hausse
Ces déclarations interviennent alors que les hostilités ont repris entre Téhéran et Washington.
Les États-Unis accusent l’Iran d’être impliqué dans des attaques contre plusieurs navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle au transport mondial des hydrocarbures.
En réponse, Washington a mené de nouvelles frappes contre des cibles iraniennes. Selon les autorités iraniennes, ces bombardements auraient fait 17 morts et 115 blessés.
L’Iran a riposté en lançant des attaques contre plusieurs États du Golfe, notamment le Koweït, Bahreïn et le Qatar.
Donald Trump hausse le ton
Le président américain Donald Trump a également adopté un discours particulièrement ferme.
Sur son réseau Truth Social, il a affirmé que les États-Unis disposaient d’importants moyens militaires prêts à être mobilisés contre l’Iran en cas d’attaque visant les intérêts américains ou sa personne.
Parallèlement, plusieurs médias américains indiquent que les services de renseignement prennent au sérieux les menaces attribuées à l’Iran contre Donald Trump, dans un contexte où Téhéran continue de réclamer vengeance après la mort du général Qassem Soleimani, tué lors d’une frappe américaine en janvier 2020.
La diplomatie reste active malgré les tensions
Malgré cette détérioration du climat sécuritaire, les discussions indirectes entre Washington et Téhéran se poursuivent sous la médiation du sultanat d’Oman.
Cependant, les positions des deux parties demeurent éloignées. Une source proche des négociations iraniennes a indiqué qu’aucune avancée significative ne serait possible tant que les États-Unis ne modifieraient pas leur approche.
Selon plusieurs médias américains, Washington aurait notamment demandé à l’Iran de s’engager à mettre fin à toute attaque contre les navires empruntant le détroit d’Ormuz, un point stratégique pour le commerce mondial.
Alors que les canaux diplomatiques restent ouverts, les déclarations de part et d’autre alimentent les inquiétudes de la communauté internationale face au risque d’une nouvelle escalade militaire au Moyen-Orient.







