La finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 entre le Sénégal et le Maroc continue de faire des vagues, plusieurs jours après le sacre des Lions de la Teranga. Au cœur de la controverse : l’interruption du match provoquée par la sortie momentanée des joueurs sénégalais de la pelouse, en protestation contre un penalty sifflé en faveur du Maroc dans le temps additionnel.
Selon des sources proches de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), le Maroc envisagerait désormais des actions juridiques auprès de la CAF et de la FIFA, estimant que le déroulement de la rencontre a été gravement affecté par cet épisode inédit.
Le Sénégal a-t-il frôlé le forfait ?
D’après les règlements disciplinaires de la Confédération africaine de football, le refus de reprendre le jeu ou l’abandon volontaire du terrain constitue une infraction majeure, pouvant entraîner un forfait immédiat et la perte du match.
Pour les autorités marocaines, la question mérite d’être posée :
le Sénégal, en quittant la pelouse, n’a-t-il pas enfreint les Lois du Jeu au point de remettre en cause la validité sportive de la finale ?
Même si les Lions sont finalement revenus sur le terrain après près de vingt minutes d’interruption, Rabat estime que cette séquence a :
- perturbé le rythme du match,
- exercé une pression anormale sur les officiels,
- et influencé psychologiquement les joueurs marocains, notamment lors du penalty manqué de Brahim Díaz.
Vers un retrait du trophée ?
La perspective d’un retrait du trophée au Sénégal reste extrêmement rare, mais pas totalement exclue sur le plan théorique, selon certains juristes du sport. Le Maroc pourrait plaider :
- une atteinte grave à l’équité sportive,
- un manquement aux règlements disciplinaires,
- une gestion défaillante de l’incident par l’arbitre et la CAF.
Toutefois, plusieurs experts rappellent que la reprise effective du match par le Sénégal complique considérablement toute annulation du résultat. En général, les juridictions sportives privilégient des sanctions disciplinaires (amendes, suspensions) plutôt qu’un renversement du verdict sur le terrain.
La FIFA et la CAF sous pression
Les déclarations fermes du président de la FIFA, Gianni Infantino, qualifiant la scène « d’inacceptable », ainsi que l’ouverture annoncée d’une procédure disciplinaire par la CAF, pourraient toutefois peser dans l’analyse du dossier.
Le Maroc espère ainsi obtenir une décision forte, à défaut d’un retrait du trophée, pour marquer un précédent et rappeler que quitter la pelouse en finale d’une compétition continentale ne saurait être banalisé.
En attendant les conclusions officielles des instances, la CAN 2025 reste marquée par l’une des finales les plus tendues de son histoire.
Si le Sénégal conserve, pour l’heure, son sacre continental, l’ombre d’un contentieux juridique plane toujours sur Rabat, laissant planer une question lourde de sens :
La victoire des Lions de la Teranga est-elle définitivement acquise… ou encore contestable ?










