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Ouganda : le fils du président Museveni menace de mort le principal opposant Bobi Wine

Quelques jours après la réélection de Yoweri Museveni pour un septième mandat consécutif, une nouvelle polémique secoue l’Ouganda. Son fils, le général Muhoozi Kainerugaba, a publiquement menacé de mort l’opposant Bobi Wine, relançant les tensions politiques après un scrutin déjà contesté.

Le chef d’état-major des forces de défense, connu pour ses sorties agressives sur les réseaux sociaux, avait observé un long silence durant la campagne. Mais à peine les résultats annoncés — 71,65 % pour Museveni contre 24,72 % pour Bobi Wine — il a multiplié les attaques contre le leader de la National Unity Platform (NUP).

Des propos d’une extrême violence

Dans une série de messages publiés lundi 19 janvier sur X (ex-Twitter), Muhoozi Kainerugaba a qualifié les militants de la NUP de terroristes, se vantant d’en avoir « éliminé 22 » avant d’ajouter :

« Je prie pour que Kabobi (Bobi Wine) soit le 23e. »

Le général, se présentant comme un « prophète de Dieu tout-puissant », a promis de « débarrasser l’Ouganda de la NUP comme d’un mauvais rêve ».
Des propos jugés inacceptables par plusieurs observateurs à Kampala, d’autant que Muhoozi est souvent évoqué comme successeur potentiel de son père, au pouvoir depuis près de 40 ans.

Bobi Wine jette l’éponge

Face à ce climat de tension, Bobi Wine a annoncé qu’il ne saisirait pas la justice pour contester sa défaite. Dans une interview à la BBC, il a déclaré ne pas avoir confiance dans la Cour suprême ougandaise, qu’il estime « contrôlée par le régime ».

Dès la proclamation des résultats, l’opposant avait dénoncé un scrutin truqué et affirmé être menacé de mort.
Confiné plusieurs jours à son domicile sous surveillance militaire, il a finalement pris la fuite le 16 janvier, affirmant vouloir échapper à une opération des forces de sécurité.

Un climat politique explosif

Malgré son appel à la résistance pacifique, Bobi Wine peine à mobiliser ses partisans. Selon la presse locale, une centaine de ses soutiens ont encore été arrêtés après le scrutin.
De son côté, la Commission des droits de l’homme ougandaise (UHRC) a reconnu quelques « difficultés techniques » le jour du vote, tout en affirmant que celles-ci n’avaient pas affecté la crédibilité du processus électoral.

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