La guerre entre la Russie et l’Ukraine touche indirectement le Togo. Selon un rapport d’enquête publié le 11 février 2026 par le collectif All Eyes On Wagner et l’ONG suisse INPACT, 18 jeunes Togolais auraient été recrutés pour combattre aux côtés de l’armée russe.
Parmi eux, trois ont perdu la vie sur le front ukrainien. Les victimes identifiées sont Dogan Komlan-Junior Mark, Koulekpato Dosseh et Sabi-Ifon Yaovi.
Un phénomène qui concerne plusieurs Africains
Le rapport, intitulé « Le business du désespoir », met en évidence l’ampleur du phénomène sur le continent africain. Les enquêteurs indiquent que :
- 1 417 jeunes Africains auraient été recrutés pour le conflit
- 316 décès ont été confirmés
- La durée de vie moyenne d’une recrue serait d’environ 6 mois sur le front
- Certains combattants ne survivraient pas plus de 30 jours après leur arrivée
Les pays africains les plus touchés seraient l’Égypte, le Cameroun et le Ghana, mais le rapport indique que les réseaux de recrutement s’étendent désormais en Afrique de l’Ouest, y compris au Togo.
Des recrutements liés à des promesses d’études ou d’emploi
Selon l’enquête, plusieurs jeunes seraient attirés par des promesses d’études ou de travail en Russie avant de se retrouver impliqués dans le conflit.
Ce type de situation avait déjà été signalé par le Mouvement Martin Luther King (MMLK) au Togo en mars 2025, après le cas d’un étudiant togolais qui aurait été enrôlé et capturé par les forces ukrainiennes.
L’organisation avait alors appelé les autorités togolaises à engager des démarches diplomatiques pour protéger les ressortissants togolais concernés.
Un phénomène qualifié de « business du désespoir »
Pour les auteurs du rapport, ces recrutements reposent sur la vulnérabilité économique de certains jeunes Africains, attirés par l’espoir d’une meilleure situation à l’étranger.
Le phénomène suscite des inquiétudes croissantes, car il montre que la guerre en Ukraine entraîne désormais des conséquences humaines jusque dans plusieurs pays africains.











