La Fédération Togolaise de Musique (FTM) annonce une série d’actions, dont des sit-in en octobre 2026, pour réclamer des réponses concrètes des autorités sur la situation du secteur culturel. Après plusieurs années de démarches et de discussions, les professionnels estiment que plusieurs engagements restent encore sans suite effective.
La FTM hausse le ton
Après plusieurs années de propositions, de démarches et de compromis, la Fédération Togolaise de Musique estime que les réponses apportées aux préoccupations du secteur restent insuffisantes.
La plateforme regroupant des artistes et acteurs culturels du Togo entend désormais accentuer la pression à travers une série d’actions annoncées pour le mois d’octobre.
Le FNPC au cœur des revendications
L’une des principales revendications concerne le Fonds National de Promotion Culturelle (FNPC).
Les professionnels demandent son opérationnalisation immédiate ainsi que la mise en place effective de ses organes de gestion. Ils réclament également davantage de transparence sur les ressources publiques consacrées à la culture depuis 2022.
La plateforme souhaite notamment obtenir des explications sur l’utilisation des fonds au cours des années durant lesquelles aucun appel à projets n’a été lancé.
BUTODRA et espaces culturels également concernés
Les revendications s’étendent à plusieurs autres dossiers considérés comme importants pour l’avenir du secteur.
La FTM demande notamment des avancées sur le BUTODRA, la rémunération pour copie privée, la réouverture des espaces culturels ainsi que l’adoption d’une politique sectorielle de la musique.
Les professionnels réclament également la fin de ce qu’ils qualifient de favoritisme dans l’accès aux opportunités publiques.
Des changements réclamés au ministère
La plateforme demande par ailleurs la recomposition de certaines directions techniques du ministère de la Culture et la convocation des États généraux de la culture.
Elle appelle également à la mise en œuvre de mesures urgentes concernant la protection sociale et les conditions de vie des artistes.
À cette liste s’ajoute une demande de démission du ministre chargé de la Culture, que la FTM tient pour responsable de l’absence de résultats et du non-respect de certains engagements.
Des sit-in prévus en octobre
Pour porter ces revendications, la Fédération Togolaise de Musique prévoit notamment des sit-in au cours du mois d’octobre 2026.
La plateforme précise que cette mobilisation ne vise pas l’État en tant que tel. Elle affirme vouloir obtenir un dialogue institutionnel sérieux, des réponses écrites et précises ainsi qu’un calendrier d’exécution des engagements.
Les actions annoncées devraient donc permettre aux professionnels de la musique de faire davantage entendre leurs préoccupations et de mesurer la capacité des autorités à apporter des réponses aux différentes demandes du secteur.
Une image capturée pendant la rencontre :
https://vt.tiktok.com/ZSqPckgBb/

