Trois personnes ont été interpellées à Afagnan, dans la préfecture du Bas-Mono, dans le cadre d’une enquête sur une affaire présumée de cyberescroquerie et de recrutement frauduleux. La gendarmerie soupçonne les mis en cause d’avoir opéré sous le couvert de QNET, après la plainte d’une victime qui affirme avoir été attirée par une fausse promesse d’emploi au Cameroun.
Une promesse d’emploi qui aurait conduit au Nigeria
L’affaire aurait commencé avec la plainte d’une victime rentrée au Togo le 15 août 2026, après avoir réussi à quitter le réseau qu’elle dénonce.
Selon son témoignage, elle aurait fait la connaissance en 2025, via Facebook, d’un homme qui aurait progressivement gagné sa confiance avant de lui proposer un emploi au Cameroun.
Pour accéder à ce prétendu emploi, la victime affirme avoir versé 600 000 FCFA, notamment pour son voyage et son placement.
Mais au lieu d’être conduite au Cameroun, elle aurait finalement été emmenée au Nigeria.
Une victime qui aurait été contrainte de recruter
Une fois sur place, la victime affirme avoir été contrainte de participer au recrutement de nouvelles personnes.
C’est à la suite de son retour au Togo et de sa plainte que les enquêteurs de la Brigade territoriale d’Afagnan auraient commencé à remonter la piste du réseau présumé.
Les investigations ont conduit à l’interpellation de trois personnes soupçonnées d’être impliquées dans les activités dénoncées.
Trois suspects interpellés
Les personnes arrêtées sont N. Mazama-Esso, 35 ans, présenté comme un dirigeant présumé du réseau, ainsi que A. Yawavi Françoise, 26 ans, et sa sœur A. Ablavi Rosine, 23 ans.
Les deux jeunes femmes sont soupçonnées d’avoir participé aux opérations de recrutement.
La gendarmerie poursuit ses investigations afin de déterminer précisément le rôle de chacun et l’étendue du réseau. D’autres personnes soupçonnées d’être impliquées seraient toujours recherchées.
QNET cité dans l’affaire
Le nom de QNET apparaît au cœur de cette affaire. Fondée à Hong Kong en 1998, l’entreprise évolue dans le secteur du marketing multiniveau (MLM) et propose notamment des produits et services dans différentes catégories.
Son modèle commercial et certaines pratiques de recrutement ont fait l’objet de controverses dans plusieurs pays. Dans le cas d’Afagnan, les enquêteurs cherchent toutefois à établir les faits et à déterminer dans quelles conditions les suspects auraient utilisé le nom ou le fonctionnement de QNET.
L’enquête se poursuit
À ce stade, les personnes interpellées sont soupçonnées et l’enquête doit permettre d’établir les responsabilités éventuelles de chacun.
Les investigations devraient également permettre de déterminer si d’autres victimes ont été recrutées selon le même procédé et de mesurer l’ampleur du réseau présumé

