Les autorités togolaises ont saisi plus de 50 tonnes de stupéfiants sur l’ensemble du territoire en 2025, illustrant l’ampleur du trafic de drogue auquel le pays est confronté.
Selon les chiffres officiels, les opérations menées par les forces de sécurité ont permis de retirer des circuits illicites d’importantes quantités de cannabis, ainsi que 52 kilogrammes de cocaïne et plusieurs cargaisons de substances psychotropes.
Une mobilisation renforcée des forces de sécurité
Pour le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel Calixte Madjoulba, ces résultats traduisent l’engagement des services de l’État dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.
« Les saisies témoignent de l’engagement de nos services à lutter contre ces trafics », a déclaré le ministre.
Le Togo, un pays de transit stratégique
Si la consommation locale de drogues existe, les autorités estiment que le principal défi réside dans le rôle du Togo comme pays de transit.
Grâce à son port en eau profonde de Lomé et à sa position stratégique sur le corridor Abidjan-Lagos, le pays constitue une plateforme logistique importante en Afrique de l’Ouest. Cette situation est exploitée par des réseaux criminels qui utilisent le territoire togolais pour acheminer des stupéfiants vers d’autres pays africains et vers l’Europe.
Les flux de cocaïne en provenance d’Amérique latine transitent notamment de plus en plus par les côtes ouest-africaines avant de rejoindre les marchés européens.
Des contrôles renforcés
Face à cette menace, le gouvernement poursuit le renforcement des dispositifs de surveillance aux frontières, dans les ports et sur les principaux axes logistiques.
Ces actions sont menées avec l’appui de partenaires internationaux afin de mieux lutter contre les réseaux de criminalité organisée et de sécuriser les infrastructures stratégiques du pays.










