Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) condamne l’attitude du sélectionneur des Éperviers, Patrice Neveu, envers le journaliste Espoir Gato de Nana FM, lors d’une conférence de presse tenue le 3 novembre 2026 au stade de Kégué. L’organisation réclame des excuses publiques et personnelles dans un délai de 48 heures.
La réaction ne s’est pas fait attendre. Le Mouvement Martin Luther King (MMLK), dirigé par le pasteur Edoh K. Komi, est monté au créneau après l’incident impliquant le sélectionneur des Éperviers du Togo, Patrice Neveu, et le journaliste Espoir Gato de Nana FM.

Les faits se sont déroulés le 3 novembre dernier, lors d’une conférence de presse au stade de Kégué. Dans un communiqué publié le 4 novembre à Lomé, le mouvement dénonce le comportement du technicien français envers le professionnel des médias.
Pour le MMLK, cet épisode pose la question du respect des journalistes dans l’exercice de leur métier. L’organisation rappelle qu’un professionnel des médias doit pouvoir interroger un responsable, y compris sur des sujets sensibles, sans subir d’intimidation.
« Poser une question, même dérangeante, ne constitue nullement une tentative de déstabilisation », souligne le mouvement.
Le MMLK donne 48 heures à Patrice Neveu
Face à cette situation, le MMLK formule plusieurs exigences. Il demande notamment à Patrice Neveu de présenter des excuses publiques et personnelles au journaliste Espoir Gato, à la presse togolaise ainsi qu’au peuple togolais.
Le mouvement fixe un délai de 48 heures au sélectionneur pour répondre à cette demande.
Il appelle également la Fédération togolaise de football (FTF) à prendre les dispositions nécessaires pour garantir la sécurité des professionnels des médias lors des conférences de presse.
Les regrets du président de la FTF jugés insuffisants
Le MMLK dit par ailleurs saluer les regrets exprimés par le président de la Fédération togolaise de football à la suite de l’incident. Toutefois, pour l’organisation, cette démarche ne dispense pas Patrice Neveu de présenter lui-même des excuses.
En conclusion de son communiqué, le mouvement rappelle son attachement au respect et à la dignité des personnes, indépendamment de leur nationalité : « La dignité n’a pas de nationalité. Le respect n’a pas de passeport. »
À travers cette prise de position, le MMLK entend défendre la liberté des journalistes de poser des questions et d’exercer leur profession sans intimidation.




