Le micro-tunnelier « Mawusé », présenté en avril dernier, a été installé dans son puits de lancement, marquant le début effectif des travaux de creusement. Dans le cadre du projet RAINE, cette machine doit contribuer à la réalisation d’environ 7,5 km de conduites souterraines destinées à améliorer l’évacuation des eaux pluviales dans le Grand Lomé.
« Mawusé » entre en action
Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la mise en œuvre du projet d’assainissement du Grand Lomé. Le micro-tunnelier « Mawusé », dévoilé en avril dernier, a été officiellement installé dans son puits de lancement. Cette opération marque le démarrage effectif des travaux de creusement.
Pesant 70 tonnes, la machine robotisée doit réaliser des galeries souterraines destinées à accueillir des conduites d’évacuation des eaux pluviales. Elle a été installée dans un puits d’environ 16 à 17 mètres de profondeur, en présence de plusieurs membres du gouvernement.
La technique du micro-tunnelage permet de creuser sous terre sans ouvrir de longues tranchées sur les routes. Elle contribue ainsi à limiter les perturbations de la circulation et des activités économiques dans les zones concernées par les travaux.
7,5 km de conduites pour évacuer les eaux pluviales
« Mawusé » sera rejoint par deux autres micro-tunneliers. Les trois machines doivent permettre de construire environ 7,5 kilomètres de conduites souterraines.
Ces infrastructures auront pour fonction de recueillir les eaux de pluie et de les acheminer vers la vallée du Zio. L’objectif est d’améliorer le système d’assainissement du Grand Lomé et de mieux protéger les populations vivant dans les zones exposées aux inondations.
La réalisation de ces conduites constitue ainsi l’un des volets techniques du projet, qui mise sur des infrastructures souterraines pour faciliter l’évacuation des eaux pluviales.
Le projet RAINE vise 230 000 habitants
Lancé officiellement en avril 2025, le projet RAINE couvre une superficie d’environ 1 600 hectares dans le Grand Lomé.
Selon les informations communiquées sur le projet, près de 230 000 habitants devraient en bénéficier, notamment dans les quartiers de Bè Kpota, Hédzranawoé et Tokoin, ainsi qu’aux abords de l’Assemblée nationale.
Avec le lancement du creusement, le projet franchit une étape opérationnelle. Son impact sur les inondations dépendra toutefois de l’achèvement des travaux et de l’efficacité du dispositif d’évacuation une fois les infrastructures mises en service.

