Fini les zones d’ombre sur les frais à payer dans certaines administrations communales ? Le gouvernement togolais veut renforcer la transparence dans les services publics locaux avec une nouvelle mesure visant à limiter les pratiques de corruption.
Désormais, les communes sont appelées à afficher clairement les tarifs officiels de leurs prestations afin que chaque citoyen puisse connaître le montant exact à payer, sans frais supplémentaires ni arrangements informels.
À Lomé, la commune du Golfe 5 fait déjà figure d’exemple. Dans ses quatre centres d’état civil, des tableaux indiquent désormais les coûts des différentes prestations : expédition, enregistrement, légalisation d’actes administratifs et actes d’état civil.
Pour accompagner cette démarche, un numéro vert, 8655, a également été mis en place afin de permettre aux usagers de signaler d’éventuels frais indûment réclamés.
Avec ce système, les montants deviennent fixes et ne laissent plus place à la négociation. Par exemple, la légalisation du certificat d’origine des produits d’exportation est fixée à 25 000 FCFA, tandis que la célébration d’un mariage hors mairie avec livret coûte 75 000 FCFA.
Pour le maire du Golfe 5, Kossi Aboka, cette démarche répond à une exigence de service public.
« On est là pour servir et non pour se servir, alors nous sommes tenus de le faire dans la transparence, la sérénité et la célérité », a-t-il déclaré.
À travers cette initiative, les autorités veulent instaurer davantage de confiance entre les citoyens et les administrations locales, tout en réduisant les pratiques de surfacturation ou de paiements non officiels.







