Depuis lundi 15 juin, des diplômés en situation de handicap observent un mouvement de protestation devant le Secrétariat général du gouvernement (SGG) à Lomé. Leur principale revendication porte sur la mise en place d’un recrutement dérogatoire dans la fonction publique, afin de favoriser leur insertion professionnelle.
Les manifestants estiment que, malgré leurs qualifications, l’accès à l’emploi demeure particulièrement difficile pour les personnes vivant avec un handicap. Ils appellent ainsi les autorités à adopter des mesures concrètes en leur faveur.
« Nous avons consenti de nombreux efforts pour obtenir nos diplômes malgré notre handicap. Nous voulons simplement avoir la possibilité de travailler et de contribuer au développement du pays », ont déclaré plusieurs manifestants, qui sollicitent l’attention du président du Conseil, Faure Gnassingbé.
Des mesures jugées insuffisantes
La loi de finances 2026 prévoit un crédit d’impôt annuel de 120 000 FCFA accordé aux entreprises privées qui recrutent des personnes en situation de handicap à compétences égales. Si cette disposition est saluée comme une avancée, les manifestants estiment qu’elle ne répond pas pleinement à leurs attentes.
Selon eux, l’État devrait également montrer l’exemple en ouvrant davantage les portes de la fonction publique aux diplômés concernés.
Un combat de plusieurs années
Les protestataires affirment mener ce plaidoyer depuis cinq ans. Durant cette période, ils disent avoir multiplié les démarches auprès de plusieurs départements ministériels, sans obtenir de réponse satisfaisante.
Ils dénoncent un sentiment d’abandon et espèrent que leur mobilisation permettra d’ouvrir un dialogue avec les autorités sur les conditions d’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap.


