La préfecture de Sotouboua a vibré au rythme de ses traditions le samedi 5 septembre 2026. Les populations ont célébré l’apothéose de la 7e édition de Kiyèna-Foudoulém-Rodjoubi, une fête traditionnelle qui rassemble plusieurs communautés autour de leur patrimoine culturel et du vivre-ensemble.
Placée sous le thème « La cohésion sociale pour un développement inclusif de Sotouboua », cette édition a mis en avant la diversité culturelle comme un facteur de rapprochement et de développement local.
Kiyèna-Foudoulém-Rodjoubi, une fête qui rassemble plusieurs communautés
La particularité de cette célébration réside notamment dans son caractère fédérateur.
Les appellations Kiyèna, Foudoulém et Rodjoubi renvoient respectivement aux communautés Kabyè, Tem/Kotokoli et Naouda présentes dans la préfecture de Sotouboua.
À travers cette fête, ces différentes communautés se retrouvent autour d’un même événement pour valoriser leurs traditions et renforcer leurs liens.
La célébration constitue ainsi un espace de rencontre entre les populations, mais aussi un moyen de transmettre certaines pratiques culturelles aux nouvelles générations.
L’igname au cœur de la tradition

Comme dans plusieurs célébrations traditionnelles au Togo, l’igname occupe une place centrale dans les festivités.
Au-delà de sa dimension alimentaire, ce produit agricole possède une forte portée symbolique. Il renvoie notamment à la terre nourricière, au travail, au partage et à la transmission des valeurs ancestrales.
À Sotouboua, la fête a donc également permis de mettre en valeur le travail des producteurs et l’importance de l’agriculture dans la vie économique et sociale des communautés.
Une foire consacrée à l’igname a notamment permis aux participants de découvrir différents produits et préparations autour de cette culture.
Danses, mets traditionnels et prestations folkloriques

Les festivités ont été rythmées par plusieurs activités culturelles.
Les populations ont notamment assisté à des prestations folkloriques, à un défilé et à des dégustations de mets préparés à base d’igname.
Ces différentes animations ont permis de donner à la célébration une dimension à la fois culturelle, festive et populaire.
La fête a également constitué une occasion pour les communautés de mettre en avant leurs savoir-faire et certaines expressions de leur patrimoine culturel.
La cohésion sociale au centre de la 7e édition
Le choix du thème « La cohésion sociale pour un développement inclusif de Sotouboua » donne une dimension particulière à cette 7e édition.
L’objectif affiché est de faire de la diversité culturelle un facteur de rapprochement plutôt qu’un motif de division.
Représentant le Président du Conseil, le ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, Awaté Hodabalo, a appelé les populations à faire de cette cohésion un levier du développement de la préfecture.
« Notre diversité culturelle doit être perçue non pas comme une source de division, mais comme une richesse qui renforce notre vivre-ensemble et constitue un atout pour le développement de Sotouboua », a déclaré le ministre.
Kiyèna-Foudoulém-Rodjoubi, un patrimoine à transmettre
Au-delà de la célébration annuelle, Kiyèna-Foudoulém-Rodjoubi participe à la préservation du patrimoine culturel de Sotouboua.
Les fêtes traditionnelles permettent en effet de maintenir vivantes certaines pratiques, de transmettre des valeurs aux jeunes générations et de créer des espaces de rencontre entre les communautés.
Dans un contexte où la cohésion sociale constitue un enjeu important pour le développement local, ce type de rendez-vous culturel peut également servir de cadre de dialogue et de rapprochement entre les populations.
Une fête traditionnelle tournée vers le développement local
Avec cette 7e édition, Kiyèna-Foudoulém-Rodjoubi dépasse ainsi le simple cadre festif.
La mise en avant de l’igname, des produits locaux, des savoir-faire et des expressions culturelles contribue également à valoriser les ressources de la préfecture.
Pour les organisateurs et les participants, l’enjeu est désormais de maintenir cette dynamique afin que la richesse culturelle de Sotouboua continue de servir de facteur de rassemblement et de développement.
À travers Kiyèna-Foudoulém-Rodjoubi, les communautés Kabyè, Tem/Kotokoli et Naouda réaffirment ainsi une idée essentielle : la diversité culturelle peut constituer une force lorsqu’elle s’accompagne de dialogue, de partage et de cohésion sociale.


