Dans son discours de vœux à la Nation dans la nuit du 30 decembre, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a placé les questions de sécurité, d’emploi et de jeunesse au cœur de l’action gouvernementale pour l’année 2026.
Un message clair, dans un contexte marqué par l’entrée du Togo dans la Ve République et par des défis régionaux et sociaux persistants.
Une sécurité globale, au-delà du volet militaire
Face à une sous-région fragilisée par l’instabilité, le Président du Conseil a d’abord réaffirmé la priorité accordée à la protection du territoire et des populations. Il a salué l’engagement des forces de défense et de sécurité, tout en élargissant la notion même de sécurité.
« Protéger, c’est la première responsabilité de l’État et la première mission que je me donne pour 2026. »
Mais, a-t-il insisté, la sécurité ne peut être uniquement militaire :
« On ne protège pas un pays seulement avec des armes. On le protège en donnant à chacun une vie digne, une place pour la jeunesse et des perspectives d’avenir. »
Pour Faure Gnassingbé, sécurité et développement sont indissociables. L’accès à l’éducation, aux soins, à l’eau potable, à l’électricité et aux infrastructures de base constitue un rempart durable contre la pauvreté, l’exclusion et la violence.
L’emploi et le développement comme piliers de la stabilité
Le Président du Conseil a clairement lié la question de l’emploi à celle de la stabilité nationale. Selon lui, un pays qui crée des opportunités économiques est un pays plus sûr.
« La sécurité vient aussi de l’emploi, de l’accès aux services essentiels et du développement local. »
Agriculture, entrepreneuriat, investissements productifs et développement territorial ont été présentés comme des leviers majeurs pour renforcer la cohésion sociale.
Il a rappelé que chaque initiative diplomatique ou économique menée à l’extérieur vise un objectif précis :
« Quand je mobilise des investisseurs, c’est pour créer de l’emploi ici, dans notre pays. »
La jeunesse au centre de la transformation nationale
La jeunesse togolaise occupe une place centrale dans la vision présidentielle pour 2026.
Le Chef de l’exécutif a insisté sur l’importance de l’éducation, de la formation professionnelle et de l’innovation comme moteurs de la transformation du pays.
« La première richesse du Togo, ce sont les Togolaises et les Togolais : leur éducation, leur formation, leur santé et leur jeunesse. »
Selon lui, le développement ne repose pas uniquement sur les infrastructures, mais sur la capacité des citoyens à créer, innover et bâtir l’avenir.
« Un pays se développe avec des femmes et des hommes capables de créer, d’innover, de construire et de rêver grand. »
Une promesse de résultats concrets et inclusifs
Le Président du Conseil a enfin souligné que les politiques publiques devront bénéficier à toutes les catégories sociales : jeunes, femmes de l’économie informelle, agriculteurs, entrepreneurs, travailleurs et personnes vulnérables.
L’objectif affiché est de rendre la transformation du pays visible dans toutes les régions, des grandes villes aux zones rurales.
À travers cet engagement, Faure Gnassingbé entend faire de 2026 une année de consolidation sociale, où la sécurité, l’emploi et l’avenir de la jeunesse deviennent les piliers d’une stabilité durable.











