Le Togo traverse une crise politique et humanitaire sans précédent. Trente-cinq prisonniers politiques ont entamé une grève de la faim, dénonçant tortures, détentions arbitraires et morts en prison. Parmi eux, trois figures symboliques : l’Irlandais Goma Abdoul Aziz, paralysé après des tortures ; la militante et sage-femme Grâce Koumayi et le Français Steeve Rouyar, détenu au secret depuis juin 2025.
Dans un communiqué publié le 17 novembre, le Collectif Togo Rights & Freedom Network-UK, basé à Londres, tire la sonnette d’alarme. Il appelle l’ONU, la CEDEAO et l’Union européenne à agir d’urgence face à un “risque de mort imminent”.
Les prisonniers, dont certains sont incarcérés depuis plus de cinq ans sans jugement, dénoncent des “conditions inhumaines”. Le Collectif accuse l’État togolais d’ignorer délibérément les décisions du Groupe de Travail de l’ONU sur la Détention Arbitraire, de la Cour de Justice de la CEDEAO et du Parlement européen, toutes favorables à leur libération.
“C’est une tragédie silencieuse qui se joue à Lomé. Ces détenus ne demandent pas la lune, mais le respect de leur dignité humaine”, déplore Roukietou Zato, coordinatrice du Collectif.
Les grévistes présentent déjà des signes inquiétants : perte de connaissance, déshydratation, douleurs extrêmes. Le collectif parle d’une “bombe humaine prête à exploser” si rien n’est fait.
En conclusion, l’organisation réclame une mission internationale d’enquête, l’accès à des soins médicaux indépendants et la libération immédiate des prisonniers politiques.










