Les autorités ghanéennes ont engagé des démarches pour obtenir l’extradition d’un ressortissant russe accusé d’avoir filmé à leur insu des rapports sexuels avec plusieurs femmes avant de diffuser les vidéos sur internet sans leur consentement.
Présenté par certains médias comme un blogueur se revendiquant « séducteur », l’homme se serait rendu au Ghana avec l’intention de filmer secrètement ses rencontres. Selon plusieurs sources, il aurait utilisé un dispositif dissimulé pour enregistrer des scènes intimes, avant de les publier en ligne. Les autorités n’ont toutefois pas confirmé les détails techniques du procédé.
Une demande officielle d’extradition
Le ministre ghanéen des Technologies, Sam George, a annoncé avoir convoqué l’ambassadeur de Russie à Accra afin d’évoquer cette affaire. Il a précisé que les actes reprochés constitueraient une violation des lois nationales sur la cybersécurité.
Les enquêteurs estiment que le suspect a déjà quitté le territoire ghanéen. Toutefois, les autorités assurent que ce départ ne remet pas en cause la poursuite de la procédure judiciaire.
« Nous mobiliserons tous les moyens disponibles, en collaboration avec Interpol », a déclaré le ministre, affirmant que le Ghana souhaite que le suspect soit ramené pour répondre de ses actes devant la justice.
Coopération internationale incertaine
La Russie refusant traditionnellement d’extrader ses ressortissants, la coopération judiciaire pourrait s’avérer complexe. Les autorités ghanéennes ont toutefois indiqué que, si nécessaire, le suspect pourrait être jugé par contumace.
Des vidéos similaires auraient également été signalées au Kenya, élargissant potentiellement le champ de l’enquête.











