La capitale togolaise a accueilli, du 18 au 20 février 2026, une rencontre régionale d’experts consacrée à l’élaboration de Procédures opérationnelles standardisées (POS) en matière de lutte contre le terrorisme.
Des représentants du Togo, du Ghana, du Bénin et de la Côte d’Ivoire ont pris part aux travaux.
Standardiser la gestion des preuves en zone de conflit
La rencontre s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement de la chaîne pénale dans la lutte contre le terrorisme dans les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest ».
Durant trois jours, les acteurs de la chaîne pénale ont examiné :
- Les mécanismes de collecte des informations en zone de conflit
- Les procédures d’enregistrement et de conservation des données
- Les modalités de transmission sécurisée des preuves
Un accent particulier a été mis sur la gestion des scènes d’incident, la sécurisation des éléments matériels et le respect strict de la chaîne de traçabilité — condition essentielle à la recevabilité des preuves devant les juridictions.
Renforcer la coopération militaro-judiciaire
L’objectif affiché est double :
- Fluidifier le partage d’informations entre forces de défense, police et magistrature
- Garantir des poursuites pénales plus efficaces contre les auteurs d’actes terroristes
Selon le secrétaire général du ministère en charge des Droits humains, Anathère Talim, ces échanges contribuent à améliorer la coopération militaro-judiciaire et policière en matière de lutte antiterroriste au Togo.
Un appui international
Le projet est mis en œuvre par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), avec l’appui financier de l’Union européenne (UE).
Il vise à renforcer la capacité des pays côtiers d’Afrique de l’Ouest à répondre à la menace terroriste, en les dotant d’outils juridiques et opérationnels conformes aux standards contemporains de la justice pénale.










