Dans la région des Savanes, au nord du Togo, le programme national de cantines scolaires continue d’étendre sa portée auprès des élèves. Dans une zone confrontée à l’insécurité alimentaire et aux effets de la crise sécuritaire, ces repas quotidiens jouent un rôle important dans le maintien des enfants à l’école.
Selon les chiffres communiqués, le nombre d’élèves bénéficiant de repas chauds est passé de 56 651 en 2024 à 67 215 en 2025, soit une augmentation de près de 19 % en un an. La région des Savanes devient ainsi celle qui compte le plus grand nombre de bénéficiaires à l’échelle nationale.
À titre de comparaison, la région de la Kara recense 34 893 bénéficiaires en 2025, contre 21 712 dans la région Maritime.
Au-delà de l’aspect nutritionnel, les acteurs du système éducatif observent des effets directs sur la fréquentation scolaire. Plusieurs établissements signalent une amélioration de l’assiduité ainsi qu’une diminution des abandons scolaires, notamment chez les enfants issus des familles les plus vulnérables.
Le programme, piloté par l’Agence nationale de développement à la base (ANADEB) avec le soutien de partenaires internationaux, s’inscrit dans une approche qui lie alimentation, protection sociale et réussite éducative.
Dans plusieurs localités, les cantines scolaires représentent aujourd’hui un levier essentiel pour maintenir les enfants sur les bancs de l’école.











