Le gouvernement britannique envisage une mesure controversée pour réduire la présence des migrants en situation irrégulière. Certaines familles pourraient recevoir jusqu’à 40 000 livres sterling( 25 millions FCFA) si elles acceptent de quitter volontairement le Royaume-Uni dans un délai d’une semaine.
Cette initiative a été annoncée par la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, dans le cadre d’un programme pilote destiné aux demandeurs d’asile déboutés. Le dispositif prévoit une aide financière de 10 000 livres par personne, enfants compris, avec un plafond de 40 000 livres par famille.
Selon les autorités britanniques, l’objectif est de réduire les coûts liés à l’hébergement et au soutien des migrants restés sur le territoire. La ministre a rappelé qu’une famille de trois personnes logée dans un hôtel pour demandeurs d’asile peut coûter jusqu’à 158 000 livres par an aux finances publiques.
Le gouvernement estime qu’encourager les départs volontaires pourrait donc représenter une économie importante pour les contribuables. Toutefois, les migrants qui refuseraient cette option pourraient faire face à une expulsion forcée, si leur retour dans leur pays d’origine est jugé possible et sûr.
Cette mesure s’inscrit dans une réforme plus large de la politique migratoire menée par le gouvernement de Keir Starmer, qui promet à la fois fermeté sur le contrôle des frontières et maintien d’une certaine approche humanitaire.
Le projet suscite cependant des tensions politiques. Plus d’une centaine de députés travaillistes auraient exprimé leurs réserves, demandant au Premier ministre de revoir certains aspects du durcissement de la politique migratoire.
Parmi les autres changements envisagés figure un durcissement des conditions pour obtenir la résidence permanente. Les migrants devront démontrer un niveau d’anglais équivalent au niveau A-level et attendre jusqu’à dix ans avant de prétendre à une installation durable, contre cinq ans actuellement dans la plupart des cas.
Les réfugiés ne bénéficieront plus automatiquement d’un statut de long terme. Ils recevront désormais un visa de protection temporaire de 30 mois, renouvelable et soumis à réévaluation.
Avec ces mesures, Londres espère réduire une facture annuelle estimée à plus de 4 milliards de livres liée à la gestion des demandes d’asile et au soutien aux migrants.











