Le gouvernement burkinabè a décidé de mettre fin à la hausse incontrôlée des frais de scolarité dans les établissements privés. Réuni en Conseil des ministres le 29 mai 2026, l’exécutif a adopté un décret visant à encadrer et plafonner les coûts liés à la scolarité dans les écoles, lycées, universités et instituts privés du pays.
Une réponse aux plaintes des parents
Depuis plusieurs années, de nombreuses familles dénoncent l’augmentation régulière des frais de formation dans le secteur privé. Ces hausses successives ont progressivement rendu l’enseignement privé difficilement accessible pour de nombreux ménages.
Selon les autorités, plusieurs établissements procédaient à des augmentations unilatérales des frais, souvent justifiées par l’inflation, la réalisation de travaux d’infrastructures ou encore l’amélioration des services proposés aux élèves et étudiants.
Des frais scolaires désormais encadrés
Avec le nouveau décret, les établissements privés ne pourront plus fixer librement leurs tarifs. Le gouvernement entend ainsi protéger les parents contre les augmentations abusives et favoriser un meilleur accès à l’éducation.
La réglementation ne se limite pas aux seuls frais de scolarité. Elle concerne également les frais de dossier, les frais d’inscription, les coûts de formation, les frais de laboratoire, les soutenances ainsi que les frais liés à la délivrance des diplômes.
Toutes les dépenses directement associées au parcours scolaire ou universitaire des apprenants seront désormais soumises à un contrôle.
Des plafonds adaptés à chaque établissement
Les autorités précisent qu’il ne s’agit pas d’imposer un tarif unique à tous les établissements privés. Les écoles seront classées selon plusieurs critères, notamment la qualité des infrastructures, les équipements disponibles et le niveau du personnel enseignant.
Cette catégorisation permettra de fixer des plafonds de frais adaptés à chaque catégorie d’établissement, tout en tenant compte des réalités du secteur.
Des contrôles et des sanctions prévus
Pour assurer le respect de cette réforme, le gouvernement prévoit la mise en place d’un mécanisme annuel de contrôle des établissements privés.
Les écoles qui ne respecteront pas les plafonds fixés par les autorités pourront faire l’objet de sanctions administratives et financières.
À travers cette mesure, le Burkina Faso espère freiner la flambée des frais de scolarité et rendre l’enseignement privé plus accessible à un plus grand nombre de familles.











